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 "deep vengeance is the daugther of deep silence"

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MessageSujet: "deep vengeance is the daugther of deep silence"   Mer 6 Mai - 21:51

"deep vengeance is the daughter of deep silence"



Je sentais le froid contre ma peau malgré mes vêtements, je sentais l'air glacé et humide s’engouffrer dans mes poumons, apportant également un fumet âcre mêlant terre et humidité, je sentais mes cheveux s'emmêler au grès de ma course effrénée que je refusais de cesser.
Je n'avais vraiment aucune notion du temps à présent et j'étais incapable de déterminer depuis combien de temps j'étais ici, dans les sous sols mal fréquenté de Séoul. Je savais juste que je ne voulais pas sortir, ni même m'arrêter au risque de causer quelques dégâts... Je préférais largement m'évertuer à courir dans les galeries de terre, afin de laisser s'échapper ma colère.
Au creux de ma main droite, était resté froissé et déchiré, le morceau de papier que je me refusais à lâcher sans savoir pourquoi...
Récemment, je crisais beaucoup moins qu'avant. J'avais fait des progrès assez important, mais dans ces moments la, on pouvait clairement voir le level 1 incontrôlable que je semblais destiné à être.
Cette lettre, que j'avais étrangement reçu à l'appartement de JinHyun alors que rien d'officiel ne stipulait que je vivais ici, m'avait tout simplement mis hors de moi, et tout ça juste pour quelques phrases noires sur du papier blanc. Quelques simples phrases qui avaient pourtant eus le malheur de stipuler que je venais de devenir l'unique héritier et propriétaire de la maison de ma famille humaine décédée que j'essayais désespérément d'oublier...

Quant à JinHyun, je le savais à mes trousses, entrain d'essayer assidûment de me retrouver pour me stopper. En ce moment même je voulais juste qu'il me laisse seul avec ma haine... Mais je savais très bien que mon petit ami inconscient ne l'entendait pas comme ça et qu'il allait faire en sorte de me retrouver, de me calmer et le pire, de comprendre....
Je ne voulais pas lui faire du mal... Alors je préférais continuer à courir, usant de ma vitesse de nouveau née pour essayer de mettre de la distance entre lui et moi.
Cette nuit se déroulait pourtant si bien avant qu'il ne se souvienne et m’annonce qu'il avait reçu une lettre  pour moi... Nous avions tout deux était surprit à la vu de l'enveloppe crème ou figurait effectivement mon nom. Comme si un mauvais pressentiment m'avait envahit, je m’étais tout à coup senti très anxieux à l'idée de l'ouvrir. C'est pourquoi j'avais commencé par refuser ce qui avait fait s'interroger Jinnie... Lui qui n'était au courant de presque rien en ce qui concernait mon passé, m'avait quelque peu encouragé à l'ouvrir, dans la plus grande innocence sans se douter une seule seconde de ce qui allait arriver...
Après avoir lu les quelques phrases de ce mystérieux notaire, le souvenir de cette nuit la était remonté aussi vite qu'un vampire en pleine chasse, après des mois a essayer de l'oublier... La colère, la haine et le besoin de vengeance qui avaient toujours été une part de moi avait alors resurgit de manière explosive, brisant tout le travail sur moi que j'avais effectué afin de les étouffer.
Avant que quelque chose de catastrophique n'arrive, j'avais préféré m’enfuir aussitôt et n'avais trouvé que les sous sols de la ville comme lieux appropriés pour me contenir.
Je ne réalisais pas encore que malgré tout, c'était vraiment un gros progrès que je réussisse à agir comme ça avant d'avoir eu le temps de blesser quelqu'un...
Je ne l'avais pas fait et je ne voulais pas que ça arrive, surtout que ce quelqu'un en question aurait facilement pu être Jin...!
Je ne voulais pas qu'il me retrouve maintenant, cependant, j'étais encore loin de connaître ses lieux, et aveuglé par mes sentiments, je ne prenais pas du tout en compte les directions que empruntais, espérant juste ne pas « croiser » mon amour...
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MessageSujet: Re: "deep vengeance is the daugther of deep silence"   Jeu 7 Mai - 10:07

"deep vengeance is the daughter of deep silence"



La soirée avait si bien commencé ... Blottis l'un contre l'autre, rien ne laissait à penser qu'une simple lettre le mettrait dans de tels états. J'avais un peu de mal à saisir son soudain mal aise, lui qui, trente secondes avant que je ne me souvienne de l'existence du morceau de papier, allait parfaitement bien et me démontrait sa tendresse par une énième étreinte amoureuse.
Cela faisait à présent un bon moment que je lui courais après, usant de ma vitesse vampirique bien trop lente comparée à la sienne, le pistant grâce à son odeur reconnaissable entre mille, d'une douceur sans pareil, sucrée comme une friandise.

A force de le suivre, je me retrouvais dans les sous-sols de la ville, lieu où je m'étais régulièrement rendu en mon temps de nouveau-né afin de ne blesser personne, mais surtout, pour me cacher de ma sœur, craignant de la décevoir si elle m'apercevait un jour sous l'apparence de ce monstre que j'étais devenu. Ceci étant, je connaissais plus ou moins l'endroit, mais n'étais pas sûre qu'il en soit de même pour mon amour. A bien y réfléchir, je ne connaissais pas grand chose de lui, sans quoi j'aurai compris la raison de sa soudaine panique ... Lorsque nous abordions le passé, il se fermait tout à coup, se mettant parfois hors de lui comme à ce moment-même. J'aurai tellement aimé le comprendre, parvenir à le consoler, trouver une solution, mais j'en étais incapable. Quels que soient mes mots, je risquais de le blesser encore plus, ce que, bien évidemment, je désirais le moins au monde. Seulement, comment lui être utile à lui qui m'aidait tellement et ce en chaque instant ? Il était la seule personne à qui me raccrocher, le seul qui me restait, ma seule famille étant introuvable et se souciant apparemment guère de mon sort. Je ne pouvais pas lui reprocher, qui voudrait d'un être assoiffé de sang comme petit frère ? Malgré tout, si Sei n'avait pas été là et que j'aurai eus à vivre seul et délaissé par ma Noona comme elle le faisait, j'aurai sans doute abréger mon existence, mais mon amour pour Sei m'en empêchait à présent. Alors comment pouvais-je supporter d'être autant inutile pour lui ?

Durant ma course effrénée après mon petit ami, j'essayais parfois de l'appeler, en vain. Seule son odeur s'éloignant de plus en plus me répondait, se perdant dans les sous-terrains boueux et dignes d'un labyrinthe. Je ne savais plus quoi faire, ni comment faire pour le rattraper. De par son niveau 1, il se déplaçait bien plus vite que moi qui, niveau 2 et me nourrissant de sang que depuis peu, n'avait pas beaucoup de force ni de vitesse. Désespéré, je m'arrêtais quelques secondes au croisement d'une galerie pour reprendre mon souffle et rassembler mes pensées. J'étais désemparé ... Malgré tout ce que je pouvais inventer pour tenter de le retrouver, aucune solution ne m'apparaissait être la bonne, car à chaque fois, son état de nouveau né avait raison de ma faiblesse. C'est alors que j'entendis non loin du lieu où je me trouvais des bruits de pas pressés, comme si on courrait à une vitesse hallucinante non loin de moi. Puis l'odeur de Sei se fit sentir. Je ne perdis pas une seconde et me lançais à sa poursuite, parvenant à dévorer une part de distance grâce au raccourci que constituait ma galerie en rejoignant la sienne. Je le distinguais à présent, je pouvais le voir. Il fallait simplement que j'aille plus vite, ce qui fut plus aisé à dire qu'à faire. Malgré la difficulté qui s'imposa à moi, je parvins à le rattraper, saisissant son poignet de sorte à le stopper et l'obliger à se tourner vers moi, lui dévoilant ainsi mes yeux rougis par les larmes incontrôlables qu'avait fait paraître la situation. Sans perdre de temps à réfléchir, je le précipitais dans mes bras, l'étreignant avec force pour ne pas le laisser partir.

- Mon coeur, je t'en prie calme toi ... Je suis là, calme toi, tout va bien ....

Tout en le serrant contre moi, je m'évertuais à essayer de l'apaiser, embrassant sa tempe, caressant ses cheveux, le serrant contre moi, lui soufflant des mots qui se voulaient rassurants. Je faisais tout mon possible pour le calmer, bien décider à ne pas le laisser partir une nouvelle fois et à le ramener chez nous.

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MessageSujet: Re: "deep vengeance is the daugther of deep silence"   Dim 10 Mai - 19:58

"deep vengeance is the daughter of deep silence"



Après plusieurs minutes à courir, empruntant des tournant et chemins inconnus, il me semblait avoir enfin semé Jin. Cependant je ne m'arrêtais pas pour autant, totalement incapable de mettre le holà à ma colère... Après tout ce temps, après le nombre de coupables potentiels que j'avais assassiné, pourquoi mon esprit ne se sentait il toujours pas apaisé...? Je voulais désespérément calmer cette part de tristesse et de détresse au fond de mon coeur, et le seul remède que je voyais pour calme ça, était la vengeance. Une vengeance qui avait largement tourné à l’obsession...
Et dans ces moments de crise, elle me consumait complètement, enflammant mes nerfs de manière à les rendre totalement incontrôlables. Ça, combiné à ma force de nouveau né déjà difficile à canaliser, j'étais destructeur...
Néanmoins la part rationnelle de moi, malgré qu'elle ne soit pas aux commandes, arrivait à m'insuffler de m'éloigner le plus possible de Jin ou encore de cible potentiel...!

Alors que je continuais de courir pour évacuer ma rage, pensant être loin de lui, sortant de nul part, il surgit tout à coup derrière moi... Sans doute par l'emprunt d'un couloir parallèle ou autre... Bien sur, je ne m'arrêtais pas et continuais, espérant le semer de nouveaux... Pourtant il était cette fois ci bien plus prêt que tout à l'heure...! Il finit par réussir à saisir mon poignet en pleine course et, usant de sa propre force, il m'arrêta non sans un certain choque du fait de la vitesse. Stoppé en pleine élan, ma jambe droite flancha et mon genoux frappa le sol. Vu mon état d'adrénaline, il ne me fallut à peine un dixième de seconde pour me relever.
Malgré ma réticence, il parvint à me précipiter contre son torse avant de m'emprisonner dans ses bras.

- Mon cœur, je t'en prie calme toi ... Je suis là, calme toi, tout va bien ....

La respiration courte, je restais un court instant immobile contre lui, essayant de me maitriser. Ma colère agissait comme une sorte de barrière, empêchant ses mots de m'apaiser comme ils auraient du le faire... Je me sentais bien trop à fleur de peau pour accepter d'être ainsi contre lui...! Et n'ayant qu'à demi conscience de mes actes, je le repoussais avec violence avant de moi même me projeter en arrière, jusqu'à être arrêté par le mur de la galerie, pour m'éloigner... Je ne voulais pas le blesser, vraiment pas... Pourtant, ce que je ressentais était tout simplement indescriptible... Comme si je n'arrivais plus à me contrôler, comme si une autre personne prenait possession de mon corps comme une arme...

" - Ne m'approche pas !" grondais je d'une voix rauque

Pourtant il ne l'entendit pas de cette manière et tenta de nouveau de m'approcher... Malheureusement pour lui, ce fut le mauvais geste à avoir... Il ne m'en fallut pas plus pour perdre totalement le contrôle et répliquer.

Il parvint à parer quelque un de mes coups, et pour cause, je lui avais en parti appris à se battre...! Cependant, sa réticence à me blesser ainsi que sa force un peu inférieure, me permirent de rapidement avoir le dessus. Quelques craquements me parvinrent sans tout de suite me faire reprendre la raison et ce ne fut qu'après l'avoir plaqué au sol et que la vision de ce que je venais de faire me parvint que je réalisais que je venais de faire ce que j'avais toujours craint : m'en prendre à lui...
Je restais un moment immobile, la respiration courte et les yeux écarquillés, incrédule avant de me précipiter à genoux à côté de lui, reprenant enfin le contrôle.

J'étais moi même horrifié de ce que je venais de faire à la seule personne vraiment importante à mon cœur... Je venais réellement, à mes yeux, de commettre l'impardonnable... Des larmes de sang vinrent embuer ma vision avant de dévaler mes joues. Mes doigts finirent par se décrisper pour abandonner sur le sol l'acte notarié que je gardais dans ma main depuis tout à l'heure.
Un sanglot me secoua tandis que je le prenais dans mes bras complètement paniqué. Les remords qui m'assaillaient en cet instant précis étaient complètement accablant au point de me faire croire que j'aurais du ne jamais m'approcher de lui... Décidément je n'étais bon qu'à tout détruire, mon créateur n'avait sûrement pas tord au final...

"Jinnie je suis désolé... tellement désolé... Tu n'aurais jamais du m'approcher..."
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MessageSujet: Re: "deep vengeance is the daugther of deep silence"   Lun 11 Mai - 8:18

"deep vengeance is the daughter of deep silence"



Alors que je le pensais en sûreté dans mes bras, je fus extrêmement surprit qu'il me repousse avec une telle violence, me faisant heurter le mur humide et crasseux qui se trouvait derrière moi. Une légère plainte m'échappa, et pour cause, mon épaule droite, il y a peu abîmée par notre séjour dans la maison hantée, se cogna comme le reste de mon dos au mur. A peine remise, et pas des meilleures façon, cette dernière me faisait de temps à autres souffrir malgré les précautions que je prenais pour rééduquer mon articulation et pour réparer les dégâts dont elle souffrait.

A l'instant où je l'avais pris dans mes bras, je m'étais dis que tout allait bien à présent, il suffisait de le réconforter en attendant que sa colère passe, puis de le ramener en sécurité pour lui comme pour tous les êtres vivants dans cette ville. Je ne m'étais absolument pas attendu à ce qu'il me rejette, c'était tellement rare qu'il le fasse ...

-  Ne m'approche pas !

Sa voix rauque me fit désagréablement frissonner, c'était si rare qu'il l'emploie ... Bien que je mesurais l'ampleur de sa colère, je ne pouvais pas me résoudre à le laisser là sans rien faire. Ne pas l'approcher ? Et puis quoi encore, si je l'écoutais, il partirait dans les plus brefs délais et cette fois, je craignais qu'il me soit impossible de le rattraper.
Doucement, je vins à sa rencontre, essayant d'afficher un air bienveillant malgré l'angoisse qui me saisissait. Il ne me fallut que quelques pas vers lui pour soudainement recevoir un coup de sa part, en plein sur la pommette. Bien que sonné et surpris, je réussis à esquiver certains des coups qui pleuvaient alors sur moi, et pour cause, Sei lui-même m'avait accordé des heures entières pour m'apprendre à me battre et à être plus fort. Seulement, dans cette situation, je ne pouvais que parer ses poings. Je ne pouvais définitivement pas lever la main sur lui, qu'il me mette en pièce, me batte à mort ou peu importe, jamais je ne souhaiterai me montrer violent envers lui. De plus, je savais qu'il n'était pas vraiment maître de lui même. Je n'avais que très peu de fois expérimenté sa rage, cependant, pour avoir recoller les pots cassés après ses crises, je m'étais fais une idée de sa puissance dévastatrice, autant pour lui que pour les autres.

Moins rapide, moins expérimenté, et moins fort que lui, je ne tardais pas à être dépassé et à laissé malgré moi passer certains coups qui ne manquèrent pas de m'atteindre, non sans dommage. Mon épaule fragilisée fut touchée avec tant de force qu'elle se démit, me faisant gémir sous la douleur, alors que l'une de mes côtes se brisa à peine une poignée de secondes plus tard.
Il ne lui fallut que très peu de temps pour me mettre à terre malgré mes tentatives d'esquives rendues faibles par mon corps fortement endoloris, si bien que je retombais sur le sol boueux sans même prendre la peine de me retenir. Je n'osais plus vraiment bouger, par peur d'avoir encore plus mal et de provoquer encore une vague de violence de la part de mon petit ami. Néanmoins, je ne lui en voulais pas. Même si je l'aurai voulu, je n'aurai pas pu. Je connaissais son caractère, je savais que l'évocation de ses parents le mettait hors de lui, qu'il n'était plus lui-même dans ces moments là, alors je ne pouvais définitivement pas lui en vouloir ....

Après un instant de parfaite immobilité, il se précipita à genoux à mes côtés, les yeux sanglants de larmes tandis qu'un sanglot s'échappa d'entre ses lèvres que je devinais tremblantes. Savoir qu'il était redevenu lui m'enleva le poids qui pesait sur mon coeur, sans que les innombrables douleurs infligées à mon corps ne daignent partir. J'avais presque peur de bouger pour le prendre dans mes bras et aggraver mon cas, mais en même temps, j'avais peur de ne rien faire et que mes os se remettent d'eux mêmes et d'une mauvaise façon.
Sei fut le premier à mettre un terme à ce dilemme, puisqu'il me prit dans ses bras, me laissant me blottir contre lui non sans qu'un gémissement de douleur ne se heurte à mes lèvres closes.

- Jinnie je suis désolé... tellement désolé... Tu n'aurais jamais du m'approcher...
- Chut, ce n'est pas grave mon coeur ... Je ne pouvais pas rester là à rien faire, tu le sais ...


Mon bras gauche intacte, j'en profitais pour le hisser à hauteur de sa tête afin que ma main puisse se glisser dans ses cheveux avec la plus sincère des tendresses,les caressant.
Je sentais certaines de mes blessures entamer le processus de résurrection, petit à petit, et craignais soudainement pour mon épaule démise ainsi que ma côte brisée de mal se remettre et laisser plus de séquelles qui s'ajouteraient à celle provoquée par le petit jeu de Lilith.

- Mon bébé, s'il te plaît, rentres avec moi à la maison ... Rentrons tous les deux, je m'occuperai de toi, je te le promets ... Je t'en supplie mon amour viens avec moi ...

Non sans difficultés, je tentais de me relever doucement, mon bras pendant le long de mon corps, semblant encore plus douloureux debout plutôt que blottit contre lui. Les douleurs qui cognaient mon corps m'obligèrent à rester légèrement plié, tandis que je lançais un regard suppliant au jeune vampire. J'avais besoin de lui autant qu'il avait besoin de quelqu'un pour le réconforter. De plus, je savais pertinemment que malgré mon état, je lui courrai derrière toute la nuit s'il le fallait, ce que je ne manquais pas de lui faire savoir.

- Tu sais que je n'abandonnerai pas, même si je devais en mourir je ne te laisserai pas seul, je te chercherai quoi qu'il en coûte, je ne peux pas te laisser comme ça tout seul ... Je suis là pour toi, tu le sais ... Rentrons ...
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MessageSujet: Re: "deep vengeance is the daugther of deep silence"   Mar 30 Juin - 21:10

"deep vengeance is the daughter of deep silence"



Je devais l'aider... Pourtant des sanglots ne cessaient de me secouer tandis que des larmes d'un rouge sombre embuaient ma vue. Il m'était impossible de décrire le point auquel je m'en voulais... Je méritais bien toute la misère du monde comme punissions pour m'en être prit à lui... J'étais complètement enragé contre moi même, au point d'avoir une sincère envie de me faire du mal... J'ignorais que se haïr soit même était aussi étouffant...
Jusqu'ici je me laissais simplement porter par les jugements, ayant conscience que personne ne m'aimait, mais sans pour autant considérer cela grave. Je me pardonnais à moi même, trouvant une légitimité, due à une certaine part de folie, à mes actes... Mais à présent, je prenais alors conscience de moi même et surtout du monstre que j'étais...

Ses mots, bien qu'ils n'aient en aucun cas cet objectif, m'accablaient doublement... Comment pouvait t-il ne pas me haïr après ça...? Je m'en voulais tant d'avoir blesser ce vampire qui jusqu'ici n'avait fait que chercher que mon bonheur... J'étais si égoïste...

Mais malgré mon envie de m'en prendre littéralement à moi même, je pris sur moi pour l'aider à se relever, lui assurant alors que j'allais rentrer avec lui, pour le rassurer.
Je voyais bien que son corps avait besoin de soins immédiats, mais je ne savais pas trop comment m'y prendre... Du moins j'avais peur de ne pas m'y prendre de la bonne manière et d'aggraver les choses... En temps normal c'était plutôt lui qui se chargeait de me soigner...
Pourtant si ce n'était pas fait en temps et en heure, il allait garder des séquelles... Après quelques pas, je pris donc l'initiative de m'arrêter puis de me mettre à genoux pour le faire grimper sur mon dos, préférant rentrer à la maison le plus vite possible. J'étais tellement désespéré que je ne parvenais même plus à m'adresser à lui...
Il parvint à monter comme il pu et une fois qu'il fut installer sur mon dos, je pris le chemin de notre appartement le plus vite possible, tout de même inquiet à l'idée que la vitesse le blesse...

Je ne dis rien du trajet, des larmes continuant à couler de mes yeux sombres. Oh oui je me haïssais... Pourtant j'avais conscience que la priorité c'était de le soigner au plus vite... Ce que je devais faire impérativement !

Une fois à la maison, je l'installai avec le plus de précautions possibles sur notre lit avant d'essuyer mes yeux et de prendre sur moi même pour observer son état, me détestant un peu plus à chaque seconde... C'était tout simplement affreux de le voir dans cet état... Alors en plus de ça, que ce soit de ma faute...
C'était son épaule qui paraissait la plus touché, n'étant clairement pas à sa place... J'avais une ou deux connaissances en médecine, mais j'avais peur de trop mal m'y prendre, ayant l'habitude que ce soit plutôt lui qui s'occupe de me soigner et pas l'inverse...

" - Tu me laisses te soigner bébé ou tu ne veux pas...?" murmurais je, n'osais pas le regarder en face...

Je me trouvais surpris lorsqu'il accepta de me laisser faire, mais ne perdis pas de temps, concentrer sur ce que je devais faire maintenant. Avec hésitation, je posais une main sur son épaule tandis que l'autre saisissait son bras avant de le tirer doucement vers l'extérieur.
A un certain stade, l'os finit par se replacer dans un claquant lugubre, mêlé à un cri de douleur qui me fit frisonner...

" - C'est bon Jin c'est finit... Repose toi maintenant s'il te plait..."


Sur ses mots je quittais son chevet afin d'aller récupérer d'autres matériaux dans le but de le soigner. Je passai ensuite un moment à panser les autres blessures que je lui avais infligé, l'incitant à de nombreuses reprises à s’endormir... C'état important qu'il dorme pour restaurer ses forces au plus vite...
Lorsqu'il finit par se laisser porter par le sommeil, et que j'eu finit ma tâche de pansage, je me redressai et m'éloignai de lui... Au point ou j'en étais arrivé, il était préférable que je m'éloigne de lui pour le moment... Pourtant je savais qu'il allait chercher à me retrouver par tout les moyens si à son réveil j'tais absent... Ce qui n'était clairement pas la meilleure des choses en ce moment vu son état... Et puis je ne me voyais pas le laisser ici sans surveillance... Sans faire attention au papier à présent tout froissé que j'abandonnais sur le sol, je descendis de la mezzanine pour aller m'asseoir sur le canapé du salon, préférant établir une distance de sécurité,, mes larmes reprenant tandis que mes tourments revenaient au galop...

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MessageSujet: Re: "deep vengeance is the daugther of deep silence"   Mer 1 Juil - 10:01

"deep vengeance is the daughter of deep silence"



J'étais sincèrement soulagé d'entendre qu'il accepte de rentrer à mes côtés. Je ne savais pas vraiment si il acceptait pour rester avec moi ou car il se sentait coupable des blessures qu'il m'avait infligé, mais je ne cherchais pas à déceler la vérité, sérieusement rassuré de savoir qu'il n'errerait pas toute la nuit dans ces souterrains mal-famés et humides.
Il fit quelques pas, puis s'agenouilla, je compris d'ailleurs vite où il voulait en venir. Toujours en faisant attention aux blessures qui meurtrissaient mon corps, je grimpais sur son dos, encerclant son cou de mon bras valide pour me tenir, avant de poser ma tête contre son épaule, me laissant porter par ses pas rapides.

Ce n'était pas la première fois que je me retrouvais dans cet état, et malgré ça, je ne parvenais toujours pas à m'habituer à la douleur. A une époque, elle me faisait me sentir vivement, c'est grâce à elle que j'avais la sensation d'exister, mais à présent, elle me rappelait simplement à quel point j'étais faible et incapable de le protéger. De plus, à cause de ce qu'il venait de se passer, Sei se sentirait coupable, et je ne voulais surtout pas qu'il pense de la sorte. C'était pourtant inévitable, il était peut-être fort, mais si fragile psychiquement ... Ce point me ramenait d'ailleurs à cette lettre qu'il avait reçu. J'étais à présent vraiment curieux d'en connaître le contenu, mais décidais de remettre cette conversation à plus tard, ce n'était ni le lieu ni le moment d'aborder ce sujet semblant sensible.

Lorsque nous fûmes chez nous, il me déposa avec soin sur le lit, pourtant, malgré toutes ses précautions, une légère plainte m'échappa. Mon corps entier était accablé de douleur, tant et si bien que je ne parvenais pas vraiment à les identifier. Je gardais les yeux strictement clos, comme si ce geste pouvait me permettre d’anesthésier la douleur.
Soudain, un murmure me parvint, et je reconnus immédiatement la voix secouée de culpabilité de mon amour.

- Tu me laisses te soigner bébé ou tu ne veux pas...?
- Vas-y mon coeur ... Je te fais confiance ...

Après quelques secondes qui me parurent tout de même assez longues tant la douleur était forte, je sentis sa main se poser sur mon épaule, tandis que l'autre attrapait doucement mon bras, ces gestes m'arrachant un léger sursaut. Il commença à tirer doucement dessus pour remettre mon articulation, tandis que j'essayais de contenir la douleur et les jérémiades que celles-ci apportaient. Je n'étais pas habitué à ce que se soit quelqu'un d'autre qui remette en place mes os bousculés, habituellement, je le faisais moi-même, et ça me prenais du temps. Je fus alors un peu surprit par la courte durée de l’événement, bien que le taux de douleur soit le même, si bien qu'un cri s'échappa de ma gorge lorsque l'épaule claqua, signe qu'elle s'était enfin remise en place.

- C'est bon Jin c'est finit... Repose toi maintenant s'il te plait...
- Reste avec moi ...

Je soufflais ces mots tout en me rallongeant doucement sur le matelas pour permettre à mon corps de se reposer, craignant cependant qu'il ne disparaisse, qu'il ne parte trop loin et trop rapidement pour que je puisse le retrouver. Dans la peur de cette situation, je gardais tous mes sens en éveille, faisant attention aux bruits qu'il produisait et aux chemins qu'il empruntait. Par chance, il alla à la salle de bain et revint avec le nécessaire de soin. Il pansa alors mes blessures, m'incitant sans cesse à m'endormir. Même si cela aurait pu m'éviter de ressentir les quelques douleurs qui lasseraient toujours mon corps et qui ne demandaient que du sommeil pour enfin se taire, je ne voulais pas m'y résoudre par peur qu'il me laisse et reparte. Néanmoins, après un certain temps, le marchand de sable et l'épuisement eurent raison de moi, de sorte à ce que je me laisse emporter par Morphée pour un sommeil pas si reposant, agité par quelques cauchemars dans lesquels mon jeune amant s'enfuyaient et ne revenait pas, me laissant seul et paniqué à m'imaginer les pires scénarios possibles.

Je me réveillais quelques heures plus tard dans un sursaut qui raviva mes blessures de la veille, à présent toutes pansées et en voit de guérison. Cependant, mon esprit ne se focalisa pas sur ces dernières, mais bien sur une seule question "Où est Sei Wong ?".
Sans plus attendre je me levais, non sans difficulté, et poussais mes sens de sorte à repérer son odeur bien présente au rez-de-chaussé. Soulagé de le savoir là, je me mis en tête de descendre, lorsqu'un détail attira mon attention. Un papier froissé était abandonné là, à même le sol. Je le ramassais alors, non sans éprouver quelques mal ci et là, et déplié la feuille afin d'en lire le contenu qui ne me laissa pas sans surprise. Il s'agissait d'une lettre du notaire directement adressé au jeune vampire, qui n'avait pour autre sujet que l'héritage laissé par ses parents. Je restais de longues minutes à lire le document, comprenant mieux l'état de mon amant la veille, et décidais de le rejoindre au salon, le retrouvant sur le canapé, le visage marqué de sang, celui de ses larmes.
Je posais alors le papier sur la table basse et vint m'asseoir à ses côtés, le prenant doucement dans mes bras sans un mot. Je voulais le réconforter, c'était alors ma priorité, avant même de comprendre ce qu'engendrait ce simple morceau de papier. Toute forme de blessure et de douleur avait disparu de mon esprit, je ne pensais qu'à lui, qu'à Sei Wong, et aux raisons qui l'avaient poussé à perdre le contrôle, m'inquiétant alors de plus en plus.
Je le gardais dans mes bras un moment, caressant tantôt ses cheveux, tantôt son dos, l'enfermant dans une étreinte tendre et protectrice, puis osait, au bout d'un certain temps, aborder le sujet qui semblait le fâché.

- Mon coeur ... Qu'est ce qu'il s'est passé pour que cette lettre te mette dans un état pareil ..?

Je le gardais contre moi, caressant ses cheveux avec tendresse pour tenter de le rassurer. J'étais là pour lui, il le savait, mais j'avais simplement peur que sa colère reviennent le consumer ... Pourtant, je voulais vraiment savoir le fond de sa pensée, sans quoi je ne pourrai pas l'aider à surmonter cette épreuve que cette lettre semblait avoir amené.

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MessageSujet: Re: "deep vengeance is the daugther of deep silence"   Sam 18 Juil - 17:54

"deep vengeance is the daughter of deep silence"



Ayant perdu la notion du temps, j'ignorais combien de temps je passais assis sur le canapé, le visage plongé dans mes mains à me lamenter face à mes troubles de comportement. Je me détestais tellement... Si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais sûrement fait quelque chose d’irréfléchi... Mais je ne voulais pas blesser Jin... Surtout vu ce qu'il était prêt à faire pour moi, je ne doutais pas que ma disparition aurait des effets irréversibles sur lui... Surtout qu'à présent il avait perdu contact avec sa sœur, et que MinHun n'était pas beaucoup présent à cause de Kwang...
Ça faisait un peu vantard, mais sans moi il n'était plus grand chose, et c'était pareil pour moi... Alors je ne pouvais définitivement pas le laisser comme ça. Pourtant, j'avais l'impression que je venais, par mes actes, de creuser un fossé irréversible entre nous... Je savais d'or et déjà que lui allait me pardonner d'une facilité déconcertante, mais le problème venait de moi ... Je n'allais pas me pardonner de si tôt et je sentais déjà que je m'imposais des barrières... Vu ce que je lui avais fait subir, il était hors de question que je l'approche, au risque de recommencer à lui faire du mal...

Après un long moment à me morfondre dans mes pensées noires, j'entendis du mouvement en haut... Sans soute que Jin venait de se lever, et j'étais certain que son premier réflexe avait été de me chercher... J'aurais fait pareil si les situations avaient été inversées...
Je serais bien monté le voir, mais pourtant je me refusais de le faire... Au lieu de ça, je restais la, le visage rouge de sang, caché dans mes mains.

Après quelques minutes, il vint s'asseoir à côté de moi sans que je ne lui accorde un regard. A vrai dire j'avais plutôt trop honte pour le regarder en face...
Il me prit doucement dans ses bras et je me laissais faire, n'ayant même pas la force de le repousser. Je me demandais comment il pouvait encore s'approcher de moi tant j'étais répulsif...

- Mon cœur ... Qu'est ce qu'il s'est passé pour que cette lettre te mette dans un état pareil ..?

La lettre... Entre temps je l'avais presque oublié... Je levais les yeux pour la voir la, en face de moi, sur la table...
Après plus de 2 ans, je n'arrivais toujours pas à me rentrer dans le crâne que ma famille était morte... Je ne voulais pas voir la vérité en face, préférant ne pas y penser, oublier, enterrer ma vérité...
Et cette foutu lettre venait me la ramener sous le nez, comme ça, tout à coup, alors que ma vie commençait enfin à ressembler à quelque chose, à s'échapper de ce tourbillon de désespoir, de violence et de sang...
Comment ce notaire avait t-il pu me retrouver...? Il avait du en mettre du temps et de la volonté...
Je ne voulais même pas lire les lignes noires imprimées sur le papier blanc, je voulais qu'elles disparaissent en même temps que leur réalité...
Je ne voulais pas hériter de mes parents...

Je ne me sentais pas non plus capable d'expliquer le pourquoi du comment à Jin Hyun, si bien que je lâchais dans un souffle, tout en me détachant de lui pour m'éloigner :

" - Tu n'as qu'à lire..."


Je n'avais toujours pas levé les yeux vers lui... J'avais tellement honte... Je ne lui quasiment jamais parlé de mes parents... Il devait se douter qu'ils étaient mort, mais il ignorait que c'était à cause d'un vampire hors de contrôle et que c'était pour ça que j'avais fait le choix de devenir vampire pour me venger... Et je ne savais absolument pas comment le lui dire... C'était trop dure...


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MessageSujet: Re: "deep vengeance is the daugther of deep silence"   Lun 20 Juil - 21:34

"deep vengeance is the daughter of deep silence"



Il s'éloigna de moi en me soufflant que je n'avais qu'à lire la lettre, il ne voulait pas m'expliquer, j'aurai dû m'en douter.
Sei Wong était toujours resté très secret en ce qui concernait sa famille, tout mon contraire. Je n'hésitais pas à me confier, à lui expliquer, mais lui restait silencieux sur sa vie humaine, sur les êtres qui lui étaient chères, si bien que je n'étais pas certain de la situation. Si je pensais juste, sa famille était morte, mais je n'en connaissais ni les membres ni la raison. En fait, à bien y réfléchir, je ne connaissais pas grand chose du garçon qui partageait ma vie ... Même pour moi, il restait tout de même un mystère, je ne connaissais de lui que ce que je parvenais à voir et à déduire, puisqu'il était rare qu'il parle de lui.

Au lieu de lire encore une fois la lettre qui ne parlait que d'héritage sans m'apporter aucune information, je glissais une main sous son menton, l'obligeant ainsi à relever la tête vers moi. Cependant, son regard fuyait le mien, ce qui me fit comme un pincement au coeur. J'étais prêt à parier qu'il s'en voulait plus que jamais de m'avoir blessé, pourtant, il était déjà entièrement pardonné. Je le connaissais assez pour savoir qu'il avait encore du mal à se contrôler, et puis je l'avais un peu chercher à le poursuivre de cette façon et à l'attraper sans lui demander son avis.
Dans l'espoir de le réconforter, je le repris dans mes bras avec toute la tendresse du monde, le berçant doucement contre moi. De temps à autre, je chuchotais quelques paroles qui se voulaient rassurante, l'étreignant toujours avec tout l'amour que j'avais pour lui, sans prendre en compte le temps qui défilait, l'entraînant après un long moment jusque sous la douche pour qu'il puisse se débarrasser de tout le sang qui tâchait son visage.

J'attendis que mon petit-ami se laisse aller au sommeil pour essayer d'approfondir un peu cette histoire. C'était mal de ma part, mais ma curiosité l'emportait sur ma raison, je voulais savoir en quoi cette lettre l'avait mis dans un tel état. Je vérifiais une dernière fois que Sei soit bel et bien endormi pour aller relire la lettre afin d'y trouver le numéro et l'adresse du notaire. Il fallait vraiment que j'en sache plus si je voulais pouvoir aider cet être qui était si chère à mon cœur. Une fois que les informations désirées furent trouvées, j'entrais les données dans mon portable et sortis pour passer l'appel. Il me fallut faire preuve de patience pour parvenir à décrocher un rendez-vous. Déjà, je n'étais pas le principal concerné, ce qui posait un certain problème aux yeux de la loi. Et puis je n'étais pas non plus un tuteur, je n'étais rien, seulement son petit-ami, ce qui, bien entendu, ne comptait pas juridiquement parlant. J'eus cependant gain de cause pour la semaine suivante, après avoir insisté des dizaines de minutes. Pour une fois, je regrettais de ne pas être un vampire plus âgé et plus expérimenté, sans quoi j'aurai pu me servir du pouvoir de persuasion que possédaient certains vampires.

La semaine passa doucement, trop doucement à mon goût. Je m'efforçais d'être là pour Sei, de lui faire comprendre que je guérissais bien et que je ne lui en voulais pas. Plus aucun blessure ne restait sur mon corps, le combat de ce fameux soir ne persistait donc plus que dans nos mémoires, dans la sienne plus que dans la mienne. Bien sur, je tentais quelques approches au sujet de la lettre, mais me faisais écarté sans plus tardé. Il ne semblait vraiment pas prêt à me parler de ces parents, et je ne pouvais pas l'y forçais. Je ne lui avais d'ailleurs toujours pas confier l'existence du rendez-vous avec le notaire, j'avais un peu peur de le faire, peur de sa réaction, peur qu'il m'en veuille.

Le jour-J arriva. A peine quittais-je mon travail que je me hâtais de rejoindre le cabinet de l'avocat, sa lettre soigneusement rangée dans ma poche en tant que preuve à l'appuie. Durant l'entrevue,  j'eus du mal à obtenir les informations que je cherchais. A vrai dire, je n'avais aucune question précise en tête, je voulais seulement savoir. J'essayais de convaincre l'homme d'une cinquantaine d'années de me donner quelques détails, jusqu'à ce que j'obtienne gain de cause en posant une question que je regrettais peu à peu d'avoir posé.

- De quoi sont-ils morts ? Et quand .. ?


L'homme me scruta un moment, l'air pensif. Il voyait bien que je n'avais rien de mauvais derrière la tête, seulement le désir de protéger mon petit-ami contre ses crises de folie, en essayant de le comprendre et de le soutenir. Il poussa un soupir et joignit ses mains sous son menton. Ce que j'appris alors me glaça le sang. Déjà, apprendre que les parents de mon unique amour étaient morts à cause d'un vampire me surprit énormément, mais le plus dur à encaisser fut sans aucun doute la date de ce massacre, ainsi que le quartier. Tous ces éléments concordaient avec mes premiers mois en temps que vampire, à cette sombre période où je n'étais qu'un nouveau né incontrôlable et en constante recherche de sang pour m'alimenter. Ça ne pouvait tout de même pas être .. ?

- Ce..ce vampire, on sait qui s'est ? Est-ce qu'on sait pourquoi il a fait quelque chose d'aussi horrible ?!
- Mh .. Non, non on ne sait pas … Certainement un vampire dénué de contrôle.


Je ne sus quoi répondre. Tout se mélangeait dans ma tête. J'essayais de me souvenir d'un quelconque élément qui aurait pu m'innocenter sur cette affaire là, mais la seule chose qui m'apparaissait étaient des flash des horreurs que j'avais pu commettre, seulement guidé par mon instinct de nouveau-né sans créateur.

Après ce rendez-vous, je mis bien deux heures avant de parvenir à rentrer. Sei devait s'inquiéter, j'avais pour habitude d'être toujours à une heure précise à notre appartement. Afin de pouvoir me plonger dans mes pensées, j'avais éteins mon portable, il n'avait donc aucun moyen de me joindre. J'avais besoin de me retrouver seul avec moi-même, de réfléchir. Déjà car je venais d'apprendre quelque chose de grave à propos de mon copain, quelque chose qui expliquait en beaucoup de points son comportement présent, mais aussi quelque chose qui coïncidait en trop de manière avec ma transformation en vampire, très récente à l'époque. Et si … Et si j'avais moi-même commis cette abomination .. ? Ce n'était pas impossible … C'était même très probable …

Je poussais la porte de notre chez nous sans avoir obtenu aucune réponse à ma précédente interrogation. J'avais la mine déconfite, je me demandais même si je n'étais pas plus pâle que d'habitude, si cela était possible étant donné mon statut d'être de la nuit. Je ne voulais pas affronter Sei. Je ne voulais pas lui dire la raison de mon retard, et encore moins lui confier toutes ces pensées sombres qui tournaient en boucle dans mon esprit. Cependant, je n'avais pu me résoudre à ne pas rentrer, il se serait sans doute trop inquiété et tenu pour principal responsable, notamment en vue de ce qu'il s'était passé la semaine précédente et qui l'avait profondément affecté.
Le regard rivé sur le sol, je priais pour qu'il soit en service, car je ne me sentais vraiment pas le cœur de l'affronté en répondant à ses questions.
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MessageSujet: Re: "deep vengeance is the daugther of deep silence"   Mar 27 Oct - 12:47

"deep vengeance is the daughter of deep silence"



Il s'éloigna de moi en me soufflant que je n'avais qu'à lire la lettre, il ne voulait pas m'expliquer, j'aurai dû m'en douter.
Sei Wong était toujours resté très secret en ce qui concernait sa famille, tout mon contraire. Je n'hésitais pas à me confier, à lui expliquer, mais lui restait silencieux sur sa vie humaine, sur les êtres qui lui étaient chères, si bien que je n'étais pas certain de la situation. Si je pensais juste, sa famille était morte, mais je n'en connaissais ni les membres ni la raison. En fait, à bien y réfléchir, je ne connaissais pas grand chose du garçon qui partageait ma vie ... Même pour moi, il restait tout de même un mystère, je ne connaissais de lui que ce que je parvenais à voir et à déduire, puisqu'il était rare qu'il parle de lui.

Au lieu de lire encore une fois la lettre qui ne parlait que d'héritage sans m'apporter aucune information, je glissais une main sous son menton, l'obligeant ainsi à relever la tête vers moi. Cependant, son regard fuyait le mien, ce qui me fit comme un pincement au coeur. J'étais prêt à parier qu'il s'en voulait plus que jamais de m'avoir blessé, pourtant, il était déjà entièrement pardonné. Je le connaissais assez pour savoir qu'il avait encore du mal à se contrôler, et puis je l'avais un peu chercher à le poursuivre de cette façon et à l'attraper sans lui demander son avis.
Dans l'espoir de le réconforter, je le repris dans mes bras avec toute la tendresse du monde, le berçant doucement contre moi. De temps à autre, je chuchotais quelques paroles qui se voulaient rassurante, l'étreignant toujours avec tout l'amour que j'avais pour lui, sans prendre en compte le temps qui défilait, l'entraînant après un long moment jusque sous la douche pour qu'il puisse se débarrasser de tout le sang qui tâchait son visage.

J'attendis que mon petit-ami se laisse aller au sommeil pour essayer d'approfondir un peu cette histoire. C'était mal de ma part, mais ma curiosité l'emportait sur ma raison, je voulais savoir en quoi cette lettre l'avait mis dans un tel état. Je vérifiais une dernière fois que Sei soit bel et bien endormi pour aller relire la lettre afin d'y trouver le numéro et l'adresse du notaire. Il fallait vraiment que j'en sache plus si je voulais pouvoir aider cet être qui était si chère à mon cœur. Une fois que les informations désirées furent trouvées, j'entrais les données dans mon portable et sortis pour passer l'appel. Il me fallut faire preuve de patience pour parvenir à décrocher un rendez-vous. Déjà, je n'étais pas le principal concerné, ce qui posait un certain problème aux yeux de la loi. Et puis je n'étais pas non plus un tuteur, je n'étais rien, seulement son petit-ami, ce qui, bien entendu, ne comptait pas juridiquement parlant. J'eus cependant gain de cause pour la semaine suivante, après avoir insisté des dizaines de minutes. Pour une fois, je regrettais de ne pas être un vampire plus âgé et plus expérimenté, sans quoi j'aurai pu me servir du pouvoir de persuasion que possédaient certains vampires.

La semaine passa doucement, trop doucement à mon goût. Je m'efforçais d'être là pour Sei, de lui faire comprendre que je guérissais bien et que je ne lui en voulais pas. Plus aucune blessure ne restait sur mon corps, le combat de ce fameux soir ne persistait donc plus que dans nos mémoires, dans la sienne plus que dans la mienne. Bien sur, je tentais quelques approches au sujet de la lettre, mais me faisais écarté sans plus tarder. Il ne semblait vraiment pas prêt à me parler de ces parents, et je ne pouvais pas l'y forcer. Je ne lui avais d'ailleurs toujours pas confier l'existence du rendez-vous avec le notaire, j'avais un peu peur de le faire, peur de sa réaction, peur qu'il m'en veuille.

Le jour-J arriva. A peine quittais-je mon travail que je me hâtais de rejoindre le cabinet de l'avocat, sa lettre soigneusement rangée dans ma poche en tant que preuve à l'appuie. Durant l'entrevue,  j'eus du mal à obtenir les informations que je cherchais. A vrai dire, je n'avais aucune question précise en tête, je voulais seulement savoir. J'essayais de convaincre l'homme d'une cinquantaine d'années de me donner quelques détails, jusqu'à ce que j'obtienne gain de cause en posant une question que je regrettais peu à peu d'avoir posé.

- De quoi sont-ils morts ? Et quand .. ?


L'homme me scruta un moment, l'air pensif. Il voyait bien que je n'avais rien de mauvais derrière la tête, seulement le désir de protéger mon petit-ami contre ses crises de folie, en essayant de le comprendre et de le soutenir. Il poussa un soupir et joignit ses mains sous son menton. Ce que j'appris alors me glaça le sang. Déjà, apprendre que les parents de mon unique amour étaient morts à cause d'un vampire me surprit énormément, mais le plus dur à encaisser fut sans aucun doute la date de ce massacre, ainsi que le quartier. Tous ces éléments concordaient avec mes premiers mois en temps que vampire, à cette sombre période où je n'étais qu'un nouveau né incontrôlable et en constante recherche de sang pour m'alimenter. Ça ne pouvait tout de même pas être .. ?

- Ce..ce vampire, on sait qui s'est ? Est-ce qu'on sait pourquoi il a fait quelque chose d'aussi horrible ?!
- Mh .. Non, non on ne sait pas … Certainement un vampire dénué de contrôle.


Je ne sus quoi répondre. Tout se mélangeait dans ma tête. J'essayais de me souvenir d'un quelconque élément qui aurait pu m'innocenter sur cette affaire là, mais la seule chose qui m'apparaissait étaient des flash des horreurs que j'avais pu commettre, seulement guidé par mon instinct de nouveau-né sans créateur.

Après ce rendez-vous, je mis bien deux heures avant de parvenir à rentrer. Sei devait s'inquiéter, j'avais pour habitude d'être toujours à une heure précise à notre appartement. Afin de pouvoir me plonger dans mes pensées, j'avais éteins mon portable, il n'avait donc aucun moyen de me joindre. J'avais besoin de me retrouver seul avec moi-même, de réfléchir. Déjà car je venais d'apprendre quelque chose de grave à propos de mon petit ami, quelque chose qui expliquait son comportement présent, mais aussi quelque chose qui coïncidait en trop de manière avec ma transformation en vampire, très récente à l'époque. Et si … Et si j'avais moi-même commis cette abomination .. ? Ce n'était pas impossible … C'était même très probable …

Je poussais la porte de notre chez nous sans avoir obtenu aucune réponse, mais avec la certitude que malgré tout ce que cela pouvait engendrer, je me devais de lui faire part de ma découverte. J'avais la mine déconfite, je me demandais même si je n'étais pas plus pâle que d'habitude, si cela était possible étant donné mon statut d'être de la nuit. J'appréhendais le moment où je verrai Sei, car je savais bien que malgré mes réticences à lui avouer, je ne pouvais pas garder une telle découverte pour moi. J'en aurai été incapable, je me serai senti bien trop mal et ne me serais pas comporté comme j'en avais l'habitude. Je savais bien que ce que j'allais dire changerait à jamais notre relation, que se soit vrai ou non, mais de toutes les façons, il était de mon devoir de lui dire, par respect pour lui, quitte à ce qu'il me haïsse ...
Lorsque je le vis, je crus mourir tant la honte et le remord me rongeaient. Il fallait pourtant que je prenne mon courage à deux mains et que je lui parle ... Alors, doucement, je pris ses mains et l'invitais à s'asseoir sur le canapé, m'agenouillant face à lui tout en gardant précieusement ses doigts entre les miens.

- Sei ... Je dois te dire quelque chose ... Je ne suis pas sûr que se soit vrai mais ... mais il faut que tu le saches, je ne peux pas te cacher ça ... Mes mains tremblaient de plus en plus, de même que ma voix. Ce que je m'apprêtais à lui confier était tout simplement horrible, et j'avais bien conscience que plus rien ne serait comme avant si je me risquais à lui exposer les faits. Pourtant, par respect pour lui, j'étais obligé de lui avouer. Il ne pouvait pas rester dans l'ignorance, d'autant plus que j'étais prêt à parier que ça folie meurtrière avait pour base ce funeste événement. Je ... Je suis allé voir le notaire qui t'a envoyé cette lettre ... Je sais que je n'avais pas le droit de faire ça, mais j'avais besoin de savoir .. de comprendre ... Je suis sincèrement désolé pour ta famille ... C'est horrible ... J'éprouvais de plus en plus de mal à parler, et soutenir son regard relevait à présent d'un effort surhumain, si bien que je fixais à présent nos mains, serrant les siennes comme si c'était la dernière fois que cela m'était permit. Des larmes perlaient à présent aux coins de mes yeux tandis que ma voix tremblait de plus en plus, craignant sa réaction. Je n'ai aucune preuve de ce que je vais te dire, je ne sais absolument pas si c'est vrai ou quoi que ce soit, mais il faut quand même que tu saches que c'est une possibilité .. Au .. au moment où ça s'est passé je.. je venais d'être transformé en vampire, je n'avais aucun créateur pour me guider, je n'avais que cette soif omniprésente, je ne contrôlais plus rien .. Mais je sais qu'à cette période je me trouvais dans ce quartier là ... je sais également que j'ai ... tué ... parce que je ne contrôlais rien ....

J'avais prononcé le mot "tué" dans un sanglot, tant je regrettais mes actes, d'autant plus à présent que je me soupçonnais d'être la cause du plus grand drame de la vie de mon unique amour. J'espérais que ces quelques mots lui permettraient de comprendre ce que je désirai lui dire, car je me sentais bien incapable de faire cet aveux moi-même. "Je crois que j'ai tué tes parents", c'était trop dur, j'étais tout bonnement incapable de lui dire cela de but en blanc ...
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