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 Obey me for your sake

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Go Ihn Kyang
MessageSujet: Obey me for your sake    Ven 4 Nov - 15:16

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Bonsoir Ihn Kyang. Je sais que tu es très occupé, mais il fallait absolument que je te prévienne au sujet de ton fils : je l’ai retrouvé faisant du grabuge aux alentours de Sinchon. Je n’ai pas intervenu parce que je sais qu’il t’appartient, mais il faut vraiment que tu le prennes en main. Si c’était un autre milicien, il l’aurait arrêté, et tu connais la suite...je ne sais pas ce que tu comptes en faire, mais fais-le vite passer au level suivant. Pour ton intérêt. Je te souhaite une agréable soirée mon ami, tiens-moi au courant.

Quelle chance d’avoir un tel ami à mes côtés. Je l’avais écouté, il y a de ça deux jours, je crois. Deux longues nuits à réfléchir sur cet énergumène ; où peut-il être, quoi lui dire après tout ce temps...oui, cela faisait quinze jours qu’on ne s’était pas vus. Il me faisait souvent le coup. Partir sans ses affaires, sans laisser de mot, sans prévenir personne, pendant une vingtaine de jours...sa plus longue fugue avait duré deux mois. A force, je ne m’en étais plus inquiété. Qu’il se barre ailleurs, qu’il se fasse buter par un jean-rebelle, cela m’aurait arrangé. Je m’étais résigné à avoir fait le mauvais choix. Nombre d’humains espèrent avoir une autre vie plus excitante, moins banale, avec des super-pouvoirs, et autre truc du genre ; sauf que voilà, ce n’était pas son cas, à lui, ce jamais-content, jamais satisfait de ce qu’il a. Depuis sa renaissance, il ne m’a montré qu’ingratitude et mépris. Il croyait vraiment m’atteindre. Il menaçait de quitter définitivement la maison et fuguait comme un adolescent. Je l’ai laissé faire, fatigué de toujours lui courir après. Sûr qu’il devait revenir de temps en temps pour se changer quand je n’y étais pas, mais je ne l’attendais plus. J’attendais juste que quelqu’un l’achève pour moi. C’est dommage, je l’aimais bien au fond.

Mais le message de mon ami m’a inquiété. Je savais que Jin Kyung faisait ses imbécilités de Level 1 dans son coin, mais je n’ai pas pensé une seconde qu’il puisse être un danger pour la population. Un p’tit gars blasé, ça ne devrait pas se faire entendre, m’étais-je dit. Je m’étais lourdement trompé, et ça me faisait suer. Il me fatiguera jusqu’au bout. Aussi, le lendemain soir, je m’étais efforcé de sortir, et de le chercher, comme un lambda qui cherche son chien perdu. Quelle plaie. J’avais autre chose à faire ce soir qu’à chercher un idiot. Me voilà donc dehors, dans mon trench noir, en train de fermer à clef la maison. Si cet imbécile revient pendant que je le cherche...ça me mettra de très mauvaise humeur, et il m’entendra. Je me mis à marcher, analysant les odeurs qui venaient ça et là. Je ne mis pas longtemps à sentir la sienne. Il n’était pas loin du quartier. En marchant, je me mis à réfléchir sur ce que je vais lui faire. Le message avait été clair : le reprendre d’urgence. Il fallait l’éduquer d’urgence. L’éduquer...rien que de l’imaginer avec son arrogance me fatiguait déjà. Mais cette fois il fallait qu’il comprenne qu’il n’y avait pas que lui dans l’histoire : s’il continue à faire ses conneries, nous tomberons tous les deux. Allez faire comprendre ça à un p’tit prétentieux. Ca devait être un garçon pourri gâté dans son ancienne vie d’humain, ça ne m’étonnerait pas.

Quelques minutes plus tard, nous retrouvions. J’étais en face de lui, à deux mètres de distance, à le fixer, les mains dans les poches. Tu vas rentrer une bonne fois pour toute. Mon regard n’était pas aimable, mais vous pouvez me comprendre vu l’envergure de la tache. Il recula. Je m’avançai. Quelle perte de temps. T’es pas content de me voir, moi non plus. On ne fait toujours ce qu’on veut dans la vie, même vampire. Nous continuâmes de jouer à ce petit jeu de “J’avance, tu recules” jusqu’à sa collision avec une poubelle. Bravo, tu as gagné. Je n’ai même pas haussé un sourcil. Enfin, tu ne bouges plus. On peut enfin commencer à parler. Je ne passerai pas par quatre chemins.
- C’est bon, t’as finis ? Bien. On peut rentrer maintenant. Je ne veux pas t’entendre. T’en as suffisamment fait.

Court et direct, ma spécialité. Sûr qu’il va la ramener, mais je n’ai pas à me justifier. Je suis son Père, il n’a pas son mot-dire. Je commande, il obéit. C’est comme ça que tout le monde fait, entre vampires. Certes, c’est mon premier enfant, c’est pourquoi je ne compte pas me faire marcher sur les pieds plus longtemps. C’est terminé maintenant le temps où il faisait ce qu’il voulait, où il rentrait chez moi comme dans un moulin, stop. Il en a trop fait.
HRP:
 

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Lee Jin Kyung
MessageSujet: Re: Obey me for your sake    Lun 7 Nov - 23:48

Obey Me For Your Sake



ft. Go Ihn Kyang & Lee Jin Kyung



Cela faisait combien de temps qu'il n'était toujours pas retourné à la maison ? Jin n'avait pas cherché à compter. Il avait à peine repris les cours, à peine tenté de retrouver une vie normale, tout seul, loin de ce paternel qu'il ne pouvait ou ne voulait pas comprendre, qu'il n'avait pas songé à se poser la question. Moins il le voyait, mieux il se portait. Du moins, c'est ce qu'il pensait. Vraiment. Et pour l'instant, rien n'était venu le faire changer d'avis. Il avait bien créé des problèmes par ci par là, ou été empêtré dans des histoires, mais il avait toujours su s'en tirer tout seul. Il ne s'aimait pas, il n'avait pas demandé à renaître. Peut-être que c'était ça qu'il était venu cherché finalement en fuyant son père biologique : une mort certaine... En tout cas, il ne s'était pas vu sortir de sa vie de cette façon. Pas en devenant un vampire. Et encore moins grâce à un level 3 qui ne lui donnait aucune solution pour ne pas être un monstre. Ou en tout cas, une solution qui lui plaisait.

Non il n'était jamais content. Parce qu'il n'avait pas fuit un père biologique alcoolique et violent pour être de nouveau entre les mains d'un type autoritaire, sans coeur, froid et ô combien désagréable, et qui se montrait tout aussi violent. Quitte à ressusciter, il aurait préféré que sa nouvelle vie soit moins cruelle finalement. Mais comment en avoir une quand finalement le sauveur n'est même pas quelqu'un de digne de recevoir un "merci" ? Non, en fait, Jin Kyung lui en voulait à ce sauveur. Il lui en voulait plus que de raison. Et cela nourrissait cette colère sourde en lui.  

Instable, il savait qu'il pouvait ne pas se contrôler, et partir en vrille très vite. Du moins si on venait le chercher. Et pour l'instant, il avait réussi à se tenir tranquille à la Fac, supportant non sans souffrance, le brouhaha incessant du campus, les moindres bruits dans les amphis, l'odeur tentatrice de certaines hémoglobines... Il avait réussi à ne pas attaquer ses camarades, ni même ses plus proches amis et surtout ce professeur, pourtant tellement plus tentant que les autres, pour une raison inconnue... Sauf qu'encore une fois, en pleine nuit, en pleine rue, certes dans un quartier peu recommandé, il avait de nouveau fait du grabuge. Il n'était pas le principal responsable. Son comportement n'aurait sans doute pas outrepassé certaines règles si les individus cause de celui-ci n'étaient pas venu se mettre en travers de sa route et n'avaient pas réveillé l'animal endormi en lui.

Il fallut deux bonnes heures à Jin pour réaliser ce qu'il avait fait. Il lui faudra encore plus de temps pour s'en remettre. Il le savait, il allait de nouveau en faire des cauchemars. Avec amertume, avec rancoeur, il admettait encore une fois que le seul à pouvoir le sortir de ces ennuis était Ihn Kyang. Chose difficile à mettre en pratique : tous deux étaient des hommes fiers, qui ne s'ouvrent pas l'un à l'autre, qui ne montreront jamais la moindre faiblesse à l'autre, alors même que d'un point de vue vampirique ils sont père et fils... Un lien que Jin n'a ni admis ni accepté malgré son existence réelle.

Fébrile, il s'était éloigné de cette rue. Courant ou marchant vite, Jin fuyait de nouveau, voulant s'évader, sortir de sa réalité trop effrayante. Rentrer ? Jamais. Plus jamais. Il ne savait pas où il pouvait aller. Tout ce qui pouvait se trouver loin de la scène était idéal finalement. Et finalement, Jin se retrouva face à Inh Kyang, la dernière personne qu'il aurai aimé voir apparaître devant lui. Il se ferma de nouveau, prêt à lui tenir tête de nouveau. Tu peux toujours rêver pour que je retourne à la maison.... Le level 1 voyait bien ce regard froid de la part du level 3. Quand ce dernier tentait de se rapprocher, Jin reculait. Ce jeu dura longtemps, jusqu'à ce qu'il heurte une poubelle, suffisant donc pour le faire légèrement sursauter, comme si cette poubelle venait de le sortir trop brutalement d'une forme de bulle.

Jin cessa de bouger. Il fronça les sourcils dès l'instant où Kyang ouvrit la bouche. S'écartant de la poubelle, Jin n'avança malgré tout pas d'un seul mètre, n'entama pas le moindre pas vers Ihn Kyang, alors même que ce dernier lui disait de le faire.
- ... Trop fait quoi ? ... Rentre, vas y. Ce sera juste sans moi.
Il était trop fier, trop têtu, et trop sauvage pour suivre les ordres du Level 3. Fils bien peu obéissant, il ne voyait pas du tout Kyang comme un père. Parce qu'à ses yeux, le Level 3 n'avait rien du tout d'un père, mais tenait plus du tortionnaire.


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Go Ihn Kyang
MessageSujet: Re: Obey me for your sake    Jeu 10 Nov - 19:44

Toujours ce même regard impertinent qui me fatigue. Ce n’est qu’un mauvais moment à penser, me disais-je. Comme je m’y attendais, il fit la sourde oreille. Et encore une fois, il me parle très mal. Pourquoi tant d’agressivité ? J’ai pourtant été correct et poli ! C’est vrai, pour en arriver là, c’est qu’il en fait, pourquoi le nier et rester en pleine nature ? J’ai l’impression qu’il ignore qu’une société vampirique existe en parallèle de son petit monde humain. Comme dans toute société civilisée -le contraire de lui- il y a des règles à respecter, et il y a une police pour ça. Il fait vraiment exprès de l’ignorer. Sauf qu’à cause de lui je risque ma peau, donc tolérance zéro.  

- Ce que tu as fait ? A toi tout seul, tu as mangé un groupe entier d’individus. Sauvagement. N’est-ce pas ?

Lui dis-je sur un ton réprobateur. J’ignore les détails des faits, mais je les connais, les règles, moi. Je connais même leur punition. Tuer n’est pas un crime, mais la discrétion est de mise. Et ces espèces de boulimie dont seuls les Level 1 sont atteints sont sévèrement réprimés...parce qu’ils sont censés apprendre à ne pas le faire. Si tous les vampires agissaient ainsi à découvert, d’une part les humains auraient raison de nous, et d’autre part, l’espèce humaine serait décimée depuis longtemps. Mais ça ne se reproduira plus, puisque je vais le prendre en main dès aujourd’hui. Je fis quelques pas vers lui. Besoin d’être plus près, au cas où il m’obligerait à employer la force.

- Non, il n’y a pas en être fier. Je le toise de haut. Ma voix se teinta se colère. Tu veux que je te dise ? J’en ai assez de tes bêtises. Ca fait fait un an que tu es un vampire, et ça fait un an que tu n’as pas évolué et que tu m’apportes des ennuis. Maintenant ça suffit, tu rentres avec moi, et je vais t’apprendre ce que c’est être un vampire.

Wouah, je crois que je ne lui ai jamais dis autant de phrases à la suite que maintenant. Nos échanges ont toujours été, comment dire...oui, brefs. Et sonors. Dommage que ce ne soit pas dans un meilleur contexte. Je n’étais pas énervé à proprement parler contre lui, ça relevait surtout du stresse. Stressé d’imaginer me faire arrêter par mes propres collègues. Joignant les mots à l’action, j’empoignai son bras. Si tout se passait bien, la suite logique serait de me retourner, et de l’emmener avec moi. J’espère qu’il comprendra. Tout ceci n’était pas un jeu.

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Lee Jin Kyung
MessageSujet: Re: Obey me for your sake    Ven 11 Nov - 1:26

Il était là devant moi, mon créateur, celui qui ne cessait de me dire qu'il était mon père et que je devais lui obéir. Je ne le supportait pas. On ne se supportait pas. Moi, tout simplement parce que je n'ai jamais compris pourquoi il m'avait entraîné dans son monde, son univers à lui, que je considérait comme un vrai cauchemar. Et surtout, il ne m'avait jamais donné de vraies bonnes raisons de pourquoi il m'avait fait éviter une mort certaine, dans un caniveau. L'année venait de s'écouler, et finalement j'avais appris quoi ? Pas grand chose. Il n'a jamais vraiment su me donner un apprentissage digne de ce nom. Déjà parce qu'il semblerait qu'il n'ait pas saisi ce que je ressentais depuis ma transformation. Et ensuite, parce que je déteste son caractère. Je le déteste. Et vivre sous son toit est un calvaire permanent. Alors prendre mes distances avait toujours été comme une évidence, la clé du problème, même si je ne me contrôle toujours pas.

Maudites pulsions... Je détestais devenir ainsi incontrôlable. J'en voulais à ces gens qui insistaient pour s'approcher de moi, malgré mon attitude des plus désagréable. Et je m'en voulais. Oh bien sûr, je ne l'ai jamais dit à Ihn Kyang - il n'est pas question qu'il connaisse mes faiblesses aussi, faut pas rêver -, il ne sait pas le nombre d'insomnies que j'ai accumulées, ni même que je culpabilise à chaque fois un peu plus. Et au final, cela aboutissait à une situation où je lui reprochais tout, et lui mettais tout sur le dos. Après tout, c'est de sa faute si je suis ainsi.

L'entendre me rappeler mes tords et mes actes me mis sous tensions. J'aurais préféré qu'il ne le sache pas finalement. Mais apparemment il avait des oreilles et des yeux. A croire que même si je m'éloigne, il n'est jamais loin. Il m'exaspère. Je serre les dents et les poings, contenant le flux de rage qui monte doucement en moi. Je ne suis pas vraiment le genre à exploser, mais avec lui, cela arrivait souvent que je crie et me mette dans un état de pure colère. Le voilà maintenant juste devant moi, à jouer les types autoritaires. Il termina ses remontrances et m'attrapa le bras, sans doute pour me forcer à le suivre. Mes pieds et mes jambes cependant étaient comme bien ancré au sol. Un léger rire sarcastique s'échappa de ma bouche. Il était d'une hypocrisie.... Mon sourire s'effaça cependant.

- Si tu voulais continuer ta vie pépère, de mec riche, il ne fallait pas t'occuper de moi ce soir là. Mon regard répondait au sien, devenant dur et plein de reproches M'apprendre ce qu'est être un vampire ? T'as jamais été foutu de m'expliquer quoi que ce soit ni de me donner des réponses... Ce que t'appelles "bêtises", ne sont que le fruit de tes actions.

Je savais très bien qu'il pouvait se montrer vraiment terrible, juste pour me faire plier. Mais je ne supportais pas son caractère et sa manière d'être avec moi. Il m'appelait fils, mais à mes yeux... Il n'était pas un père, et il était bien loin d'en devenir un. J'étais fier oui, et je tenais beaucoup à ma liberté. Mais pourquoi m'ouvrir à quelqu'un qui ne le fera jamais ? Voilà simplement pourquoi ça ne marchera jamais entre lui et moi. Voilà pourquoi je ne lui dirai jamais mes faiblesses, et que je n'ai jamais été fier de tuer des gens, sauvagement. Agir de la sorte et commettre ainsi des meurtres parfois me mettait dans un état qu'il n'avait jamais vu... Que personne en fait n'avait vu.


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Go Ihn Kyang
MessageSujet: Re: Obey me for your sake    Mar 15 Nov - 14:46

Je voulais simplement l’emmener avec moi, direction de la maison, quand il la ramena...à quoi jouait ce gosse ? Je le fusillai du regard. C’est quoi ce rire à peine caché ? Il se moque de moi, là ? Je lui ferai passer l’envie de rire, moi. A mon époque, à son âge, on faisait bien d’éviter de se moquer des anciens, même quand on avait une dent contre eux. Mais à partir des années 2000s, la jeunesse est partie en vrille...jusqu’aux affreux marmots d’aujourd’hui, comme lui. Des fois, je me dis que j’aurai dû vampiriser un enfant de la haute ; il n’y a que les riches de ce monde qui ont conservés une éducation grâce à leur traditionalisme. En parlant des nantis, il me traite de vieux richard, et me reproche de l’avoir sauvé...quel petit ingrat. Je me répète, mais le nombre de personnes qui aimeraient qu’on les sauve, elles seraient éternellement reconnaissantes...sauf mister Jin Kyung. Il me rend fou.

Ah, nouvelles reproches depuis un an. Heureusement qu’il a eu de l’imagination à ce moment-là, j’étais à deux doigts de lever la main sur lui. Toujours quand il montre de l’ingratitude. Resserrant ma poigne, je le reprochai de moi, le regard rempli de colère. Il veut des explications ? Je vais lui répondre à ma manière.

- De un, je n’ai pas à me justifier. De deux... Mon autre main attrapa son col, et rapprocha son petit minois près du mien. Tu n’as jamais écouté qui que ce soit. Tu cries dans tous les sens et tu t’en vas sans rien demander. Tu es le seul responsable de tes actions, ancre-toi ça dans la tête.

Je le lâchai en le repoussant. Pas par dégoût, mais pour contenir ma rage. Il oublie que nous avons deux levels d’écart, et que je peux le démonter sans difficulté. Même quand je le frappe, je n’utilise pas le quart de ma force. Ca ne me plaît pas de faire ça, utiliser la violence sur lui, mais il ne me laisse pas le choix. Il est tellement borné et braillard...il n’est jamais arrivé à me faire sortir complètement de gonds, mais ça lui est arrivé de frôler cette limite. Jin Kyung est fils très insolent. Sans raison -certainement un geste réconfortant- je réajustai mon manteau, et le regarda de nouveau, toujours durement.

- Les explications, tu les auras si tu viens. Je ne te laisse pas le choix : tu viens avec moi, point.

Je fis un ou deux pas pour que la marche se fasse avant qu’il ne réplique, puis m’arrêtai pour me retourner, voir s’il me suivait ou pas. Il avait intérêt à le faire, ou je vais être beaucoup moins sympa avec lui.

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MessageSujet: Re: Obey me for your sake    Jeu 24 Nov - 11:44

Je me demandais souvent si tout se serait passé de manière différente, si mon sauveur n'était pas ce mec là. Depuis le début, je n'ai jamais eu de réponse à mes interrogations. Depuis le début, j'avais l'impression d'avancer dans le brouillard. Pourquoi n'avait-il donc pas envie de me montrer la lumière et de le dissiper ? Il trouvait que j'étais ingrat. Peut-être. Parce que j'ai cette vague impression qu'il m'a sauvé juste pour lui et pas pour moi ou pas du tout dans un geste de sympathie. Et qu'au fond, pour lui, je n'étais finalement qu'un pauvre mec qui a juste eu de la chance qu'on le ressuscite.

Comment alors être reconnaissant ? Comment dire merci à celui qui finalement vous attrape par le bras avec force, vous regarde de haut juste parce qu'il sait qu'il est plus fort, et vous explique qu'il n'a pas besoin de se justifier. Il aimerait sans doute que je sois plus docile, plus obéissant, plus calme, moins instable. Mais depuis le temps, j'ai la sensation qu'il n'a toujours pas compris que plus il agira de cette façon avec moi, plus je renforcerai la carapace et plus je me ferai distant. Il ne me donne pas envie de rester dans cet état. C'est sans doute pour cette raison que je me mets trop souvent dans des situations délicates.

Il n'a pas besoin de me le dire, je sais très bien que je suis responsable de mes actions. J'avais cherché simplement à souligner que son attitude avec moi n'arrangera pas le problème, et qu'il était la cause principale, le point de départ de tout. Mais allez faire entendre cela à un mec de sa trempe. Je le déteste. Et oui, je m'en fiche qu'il soit un level 3, qu'il soit mon créateur, et donc capable de me maîtriser comme bon lui semble. De nouveau, il m'adressa un ultimatum. Je connaissais bien le sens de ces formules. C'était toujours sa manière de me dire que si je ne m'exécutais pas, j'allais passer un sale quart d'heure. Si d'habitude ça marchait, cette fois, je n'y répondais pas. Je ne répliquais pas et ne bougeais pas. Il me fatiguait avec ses méthodes.

Quand je l'écoutais, j'avais la sensation que si j'obéissais, faisais tout ce qu'il me disait, je finirais comme prisonnier. Alors qu'au fond, j'avais juste envie de vivre normalement. Pas le choix... Avec lui, je n'ai jamais le choix... Je sentais tous mes muscles se tendre. Si je ne l'écoutais pas, il allait me frapper c'est ça ? Il était toujours comme ça. Je ne fis toujours pas un seul pas. Je serrais les dents. Qu'il me frappe alors si ça lui chante ! Ça ne changera en rien ce que je pense de lui et ce que je pense de tout ceci. J'avais détourné le regard, les sourcils légèrement froncés.


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MessageSujet: Re: Obey me for your sake    Dim 11 Déc - 0:12

- Bouge. Je m’impatiente.

Ma voix tremblait de colère. Je déteste quand il fait ça. Faire la sourde oreille. Ignorer un ordre. M’ignorer tout court. Une minute s’était écoulée dans le plus grand des silences lors de cette nuit noire, toujours l’un face à l’autre, le fixant de mon regard sévère. J’étais trop gentil. Bien…allons-nous rester ainsi jusqu’à l’aube ? Nous sommes bien partis pour. Bravo, encore une belle démonstration de ton intelligence. Comme si ça te plaisait de rester là. Je rêve. Il ne me regarde même pas dans les yeux, en plus.  Il m’énerve. Beaucoup. Il veut que je le frappe, c’est ça ? Malheureusement, il ne comprend que ça. Il me pousse toujours jusque-là. Sauf que ce soir, c’était différent : je veux le ramener  à la maison sain et sauf, pas le recadrer. Mais son attitude est méprisable. Vous le verriez. Dans sa tête, il doit se marrer comme le gros gamin qu’il est. Il n’attend que ça, que je cède pour le laisser filer. Une vraie tête à claque. Je fis un gros effort sur moi-même pour ne pas lever la main sur lui -me rassainir- et faire un pas dans sa direction. Il veut jouer au plus stupide, eh bien on va jouer à son jeu. Il verra qu’il se comporte comme un enfant de cinq ans.

- Elle est bien, la vie de vampire SDF ?

Mon ton était défiant. Evidemment que la vie de SDF n’avait rien d’attractif, que l’on soit un humain ou pas –je veux le provoquer comme lui s’amuse à le faire. Il fallait d’abord le titiller, pour attirer son attention sur moi –un vrai gamin, j’vous jure. Il va falloir l’attirer par l’affectif. Je ne voyais pas d’autre solution. Je sais, ce n’est pas très correct pour un père d’user de manipulation pour amadouer son fils, mais il m’y contraint. Jin Kyung est un enfant très difficile ; il n’écoute que ce qu’il veut et qui il veut. Il est dur de faire autrement avec lui. L’éducation sera longue. Cela étant fait, je m’avançais pour me trouver encore plus près –entrer dans sa zone de sécurité.

- Ne me raconte pas de salades. Tu es instable, particulièrement en ce moment. On a besoin d’en parler calmement à la maison, alors ne nous éternisons pas ici.

Mi-bienveillant, mi-sévère, je pense avoir eu l’effet escompté sur lui. Quoique…vu la tête qu’il fait, ce n’était pas encore gagné. Pas complètement. Parler de son comportement, en tant que vampire et seulement en tant que vampire, a l’air de le toucher. Je l’ai remarqué quelques fois auparavant, mais en cet instant je sentais que ce serait mon joker gagnant. Ma voix s’assagit davantage.

- Tu tues beaucoup d’humains. En très peu de temps. Tu en as conscience, n’est-ce pas ? Je le sentais fébrile ; j’avais raison. Je ne te jette pas la pierre. On fait tous des erreurs. C’est pour ça que je te demande de me suivre : il faut qu’on règle les chose ensemble.

J’étais sincère. Je veux régler les choses avec lui, mais encore faut-il qu’il soit accessible. Ce gamin est une forteresse à lui tout seul ; il montre peu ses sentiments et il les exprime très maladroitement. S’il veut que je laide, et qu’il avance, il allait faloir qu’il change d’attitude et de position vis-à-vis de moi. Que je ne suis pas là pour jouer à la police. Que je ne suis pas son ennemi. Que je sature de cette relation. Même si c’est trop de fois, ça ne m’amuse pas de le frapper. Ce soir, je ne le ferai pas –je compte m’y tenir et je crois en sa maturité naissante- il me suivra coûte que coûte. Pitié Jin Kyung, ne m’oblige pas à te prendre par la force.

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Lee Jin Kyung
MessageSujet: Re: Obey me for your sake    Dim 11 Déc - 1:05

Je n'avais toujours pas bougé d'un iota. Je ne le regardais même pas, gardant une colère sourde, une rancoeur, la même que d'ordinaire remuer au plus profond de moi, et laissant mon esprit être envahit de pensées noircies par l'amertume. J'étais fatigué de ses reproches, fatigué de mes questions sans réponses, qu'il soit ainsi si muet sur ce qui m'empêchait d'avancer. J'avais besoin de comprendre, afin de me sentir peut être enfin moi-même, encore un petit peu humain, malgré le fait que je sois un corps mort avec tout d'une personne vivante en même temps, les sens exacerbés comme jamais, et complètement démuni quand la faim se fait bien trop forte et incontrôlable. J'avais à chaque fois l'impression d'être monstrueux, criminel, sauvage. Il ne le savait peut être pas - après tout, il semblerait que même sans rien lui dire, je ne peux rien lui cacher - mais ça me bouffait et ça me hantait.

Je détestais son ton autoritaire et catégorique, son attitude trop militaire, type "je te donne un ordre, contente toi d'obéir". Qu'avait-il donc d'un père ? Même le précédent était froid et détestable... Instable aussi. Et violent. Il avait fallut que je tombe sur deux pères violents dans toute ma vie. Même ma renaissance n'avait pas eu envie de m'offrir mieux. Finalement, qu'avais-je de si commun avec Kyang ? Rien. A part au niveau espèce animale...  

Je n'avais pas bougé, et je sentais déjà que ça ne lui plaisait guère. Pire que ça le rendait fou. Qu'il était à bout. Qu'il finirait sans doute par me frapper si je ne faisais pas le moindre petit pas et ne commençais pas à montrer un signe d'obéissance. Il devait penser de nouveau que je faisais un caprice. C'était à moitié vrai. Mais présentement, c'était autre chose. C'était une résignation totale, le signe d'une impuissance. Le coeur n'y était juste pas, comme si j'avais envie pour une fois qu'il voit vraiment au fond de mes pensées.

Il s'impatientait, et pas loin de franchir la ligne rouge, il s'était de nouveau avancé vers moi, me provoquant, en me demandant si la vie de Vampire SDF était bien, poussant même la provocation plus loin, soulignant l'instabilité actuelle qui était en moi. Non elle n'était pas si bien que ça ma vie loin de son appartement. Je n'étais pas SDF pour autant vu que j'avais été chez des amis. Mais je ne me voilais pas la face. C'était difficile. Trop difficile. Et je le savais bien que j'étais instable. Mais l'admettre devant lui... C'était comme avouer que j'étais faible. Trop faible.

Je n'avais toujours pas levé les yeux sur lui, sentant juste mes muscles se crisper de nouveau sous ses remarques. Mais il avait poursuivi sur sa lancée. Le coup de grâce avait été donné. Il avait mis les mots sur le problème, ou du moins une partie du problème. Je tuais trop. Trop vite. Et ca me submergeait. Oui. Bien trop. Je sentais de légers tremblements prendre mes mains. Il avait du le remarquer. Je n'en doutais pas là dessus. Mais c'était trop finalement. Je pourrais continuer à mentir à moi-même, penser et dire que je n'avais pas du tout besoin de lui, que j'étais capable de m'en sortir tout seul... Mais là, je n'en avais pas la force. En quelques mots il venait de faire tomber une partie de ma carapace.

Toujours légèrement fébriles, mes mains s'étaient totalement crispées sur l'un de ses bras. Si quelqu'un venait à passer par là, et me voyait, il verrait sans doute un drogué en manque. Je me sentais mal, trop mal, en somme. Et présentement il n'y avait que lui. Ma poigne était vraiment très forte, comme jamais je ne l'avais fait.
- ... Kyang... jamais je ne lui parlais de cette façon, la voix comme brisée, témoignant de ce qu'il y avait vraiment dans ma tête. ... Je n'arriverai sans doute jamais à comprendre pourquoi tu m'as rendu ainsi, pour me sauver. Ca me mettra sans doute sur les nerfs encore longtemps... Pas juste contre toi... Contre moi aussi... Derrière les cheveux barrant mes yeux du fait de ma tête légèrement baissée, une larme pourpre était apparue là. Jamais je crois je ne lui avais donné le droit de me voir ainsi, trop fier et trop déterminé à ne jamais apparaître faible devant lui. ... J'serai jamais à la hauteur... Et il est trop puissant... Il... Cet animal, celui que je suis alors que j'ai affreusement faim, ce pouvoir que Kyang m'a attribué en me transformant...

Cette fois, c'était sûr... On pourra rentrer... Je n'ose toujours pas le dire. Mais je le pense si fort que je suis certain qu'il l'entendait malgré moi. J'ai besoin de lui. J'ai besoin qu'il m'aide, me sauve de moi-même. Comme si lui demander une faveur était encore trop compliqué à faire. Mon corps était enfin prêt à le suivre, à enfin être dans le salon, au calme.


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MessageSujet: Re: Obey me for your sake    Dim 11 Déc - 2:05

Je ne m’attendais pas à ça. Le raisonner était mon but, le toucher aussi, mais l’émouvoir à ce point-là…jamais je ne pensais produire ce genre d’effet sur lui. Ce petit bonhomme est un vrai roc, même si j’ai déjà fait pleurer plus d’un, il faisait partie de ces personnes inatteignables…jusqu’à présentement. Sur ce coup-là, il m’a pris par surprise…toute ma sévérité s’est envolée en un instant. Comment l’être ? Comment jouer les durs devant un pauvre gamin perdu, sans repères, qui s’agrippe à vous ? Oui, il était agrippé à moi. Le poing fort. Très,  fort. Il me faisait mal ; il aurait brisé les os d’un humain, pour vous faire une petite idée –rassurez-vous, je n’ai pas mal comme un humain. Il se tenait à moi, comme si sa vie dépendait de mes gestes. J’ai légèrement arqué les sourcils, par compassion. C’est mon visage quand je ressens de la peine pour quelqu’un ; oui, je lui reproche de ne pas ne me montrer ses sentiments, mais je suis encore moins expressif que lui.  Excuse-moi, Jin Kyung. Tu dois faire sortir tout ce que tu ressens depuis des semaines, des mois. Je le sentais.

- Jin Kyung… Je posai une main dans son dos. Ma voix s’adoucissait de plus en plus. Sans me poser de questions, mon bras dont la main était dans son dos s’allongea pour l’entourer, et je dégageai mon autre bras pour l’amener contre moi. Ne me posez pas de questions, je sentais qu’il en avait besoin –un contact rassurant, comme tous ceux qui craquent- et qu’on allait avoir besoin d’un petit temps avant de décoller. Ça va aller...tu es fort, tu es de mon sang, tu vas réussir. On réussira ensemble.

Je ne l’ai gardé que quelques secondes –désolé, les contacts physiques, très peu pour moi, mais je sais en faire dans l’urgence. Juste le temps de le calmer, qu’il reprenne ses esprits, calmer ses secousses, parce que nous allons prendre une rue bien fréquentée pour rentrer chez nous –il n’aurait pas supporté voir les gens dans la rue qui le dévisagent. Prenant place à côté de moi ; nous n’avons que quelques minutes à pieds. Il me faisait de la peine. Si vous le verriez. Docilement, il suivit mon allure. Tu ne veux pas rester plus longtemps dans ces rues qui respirent tes crimes, pas vrai ? Nous restâmes silencieux. Il devait avoir besoin de faire le vide. Et moi de réfléchir à ce qu’il vient de se passer. Jin Kyung, tu as craqué devant moi…je te le dirai plus tard, mais j’aime quand tu es honnête. Même ce genre d’honnêteté. Nous venons de partager un moment honnête. Les mains dans les poches de mon long manteau, j’eus un frisson. Diantre, je l’ai touché que pour le frapper jusqu’à maintenant…je vous l’ai dis, c’est pas mon truc, ça…c’est le truc qui me perturbe le plus au monde. A ne pas dormir. Sans blague.



Arrivé à la maison, je lui ai ouvert la porte –mon dieu, qu’il ne le prenne pas pour une gâterie, le genre de gâterie qu’on fait aux enfants gâtés. C’était par amabilité. Je le regardai passer. Le pauvre, si vous le verriez. Il avait réussi à serrer mon cœur inerte ; lui, le gamin que je ne pouvais pas me souffrir il y a encore quelques heures. Mon dieu, qu’il me faisait de la peine. J’avais raison, son comportement excessif le perturbe…ah moins qu’il n’ait assisté à quelque chose d’effroyable lorsque je n’étais pas là. On avait beaucoup à se dire. Je refermai calmement derrière lui, et me mis à l’aise en retirant mon manteau. Le salon serait parfait. Quoique, il avait l’air drôlement remué. La chambre, avec un lit, serait plus approprié, on parle toujours mieux et plus lorsqu’on est allongé –les psychologues en savent quelque chose. Le regardant, je lui transmis le message par la pensée pour ne pas le brusquer : « Suis-moi dans ma chambre. » Simple, neutre. Pas de quoi s’offusquer, pas de quoi criser, pas de quoi se froisser. Je l’entends me suivre. Je sens que je suis sur le bon chemin avec lui.

Ah, ma chambre…elle pourrait rivaliser avec celle d’un hôtel –de luxe- tellement elle était neutre. Je n’aime pas m’étaler. Ni dans ma façon d’être, ni dans ma chambre. Aucune chambre au monde ne pourrait me faire sentir autant chez moi que celle où se trouvait mon lit conjugal –mes derniers ébats sexuels. Une chambre neutre et un lit neutre ; c’est parfait pour mettre à l’aise Jin Kyung, et se livrer. Trop de moi l’aurait braqué.  Tranquillement, je m’assis sur mon lit -je lui laisse la place côté oreiller- les mains sur les genoux, le regard patient. Je l’attendis avant de reprendre la parole, très calmement.

- Que s’est-il passé ces dernières semaines ?

La question était volontairement ouverte. Je ne voulais pas à un récit descriptif ; je voulais qu’il m’expose tout ce qu’il a ressenti ces dernières semaines. Je veux comprendre son comportement avec ses proies : pourquoi est-il si compulsif ? Il fallait en profiter maintenant, tant qu’il était encore ouvert ce soir.

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MessageSujet: Re: Obey me for your sake    Dim 11 Déc - 2:59

J'avais craqué. Totalement.  Et pour être honnête je n'avais pas du tout envisagé quel genre de réaction aurait Kyang face à moi. Je ne m'étais pas préparé, n'avais rien prévu, rien imaginé. Juste agi de manière instinctive, presque naturelle. Parce que la situation actuelle était telle que je ne pouvais plus vraiment tout garder pour moi. Et qui d'autre que lui pouvait m'aider à avancer, à ne pas sombrer ni me laisser submerger par des sensations trop intenses ? Pendant un an j'avais lutté, m'étais battu contre lui, m'avais menti en croyant être capable de contrôler la bête en moi. Pendant un an, j'avais gardé pour moi tout les regrets, les ressentiments, la forte culpabilité, et la peur de moi-même. Je n'avais jamais rien dit, n'avais rien laissé paraître aux yeux de Kyang, parce que j'estimais que je n'avais pas à le faire face à un père aussi expressif qu'un mur de glace. Comme si j'estimais que ce n'était toujours pas à moi de m'ouvrir le premier.

Complètement déstabilisé, fébrile, et contrôlant les tremblements uniquement en m'agrippant à son bras, je fus touché, plus qu'il ne pouvait l'imaginer, de l'entendre me parler d'une voix bien plus adoucie que d'ordinaire, d'avoir enfin droit à un geste véritablement paternel de sa part. Avais-je réussi à faire fondre une partie de la banquise ? Le voilà maintenant à me tenir dans ses bras, comme le ferai n'importe quel père protecteur. Ce fut bref, peut-être même trop court à mes yeux, mais je n'avais pas à être déjà exigeant alors que j'avais droit à un tel mouvement d'affection de sa part. Pour la première fois, j'avais cette impression qu'il me soutiendrai et m'aiderai vraiment plus que n'importe qui. Cependant, je détestais me sentir ainsi, faible... Un homme, un vrai et fort, ne pleure pas. C'est en tout cas ce que mon précédent père n'avait de cesse de me répéter...

J'avais réussi à me calmer rapidement, à ne pas verser plus d'une larme. Mais ma main gauche restait irrémédiablement agrippée à sa manche droite. Je le suivais, silencieusement, le laissant me raccompagner à la maison, traversant une rue bien plus fréquentée que la précédente. Je le suivais, sans regarder qui que ce soit, avec cette affreuse impression d'être vide. Je me serrais même fortement la lèvre entre mes dents pour ne pas penser et ne pas me laisser désarçonné par la moindre présence physique étrangère. Je voulais qu'on soit chez nous. Qu'on ne soit plus dehors. Plus vite. Ce n'est qu'une fois devant la porte que je me sentais déjà moins crispé.

Il me laissa entrer le premier. Je ne pensais à rien. Sauf à vouloir me jeter sur le canapé et m'y allonger. J'abandonnais mes chaussures nonchalamment et j'entendis sa voix dans ma tête. En temps normal, ou s'il l'avait fait quelques moments plus tôt, je me serais de nouveau braqué. Parce que je n'aimais pas ça. Mais là, c'était différent. Le ton était différent. La sensation que cela me donnait était différente. Alors de nouveau je l'avais suivi vers sa chambre. Il s'était assis sur le lit, et je me donnais l'autorisation de m'y allonger à moitié finalement, m'asseyant à ses côtés avant de me laisser tomber sur le dos, sur le matelas, fixant simplement le plafond.

Mes oreilles ne percevaient plus grand chose. Je n'entendais que nos respirations respectives et le son de sa voix. Mon odorat ne percevait que son odeur  sur les draps, le bois de lit, l'air ambiant, sur lui. Le calme. Plus de tumulte. Pas de foule autour de moi. Pas de tentation inutiles. Il me demanda ce qu'il s'était passé durant tout le temps passé loin de la maison. Les images me revenaient. Les sons aussi. Et les odeurs.  Je fermai un court instant les yeux comme pour les chasser. Sans doute que j'allais de nouveau cauchemarder...

- ... On a du déjà te le dire. Les faits. Tu les connais. mon ton était posé. Pas agressif, juste encore légèrement tremblant. Je détestais encore plus cette sensation. M'ouvrir encore. Dire les choses. Mon bras alla sur mes yeux, comme si moins il en voyait, mieux c'était. Comme une énième protection. Je n'ai jamais dormi... Un an que je ne dors pas... Je pensais qu'être agressif avec eux en dissuaderait plus d'un... Je pensais pouvoir me retenir quand ça me prend, leur faire suffisamment peur... Ne voulant pas tuer. Mais je finis toujours par craquer et ils sont toujours tétanisés... Après, je finis par me détester, te détester, et par tout te reprocher. Je marquai une pause, ma main serrant mon t-shirt sous la frustration de ne pas être comme je le voulais. ... Je me souviens de tout, Kyang... tout... Et je revis tout... juste après avoir fait une victime de plus.

J'avais l'impression d'être deux individus en un seul, incapable de fusionner l'un avec l'autre, de façon à ce que le plus calme prenne le dessus sur le plus impétueux. J'avais l'impression de ne pas être entier et simplement perdu, entre le moi d'avant et le moi d'aujourd'hui, celui-ci ne voulant pas non plus laisser partir le premier.


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MessageSujet: Re: Obey me for your sake    Dim 11 Déc - 23:45

On m’a déjà parlé des faits, oui. Je ne lui rien répondu, cela coulait de source. Tout était calme et propice à la confession.  En un an, nous avons enfin notre première vraie conversation. C’était irréel en connaissant notre relation, et pourtant…nous voilà, deux proches confidents. C’était plaisant. Agréable. Jin Kyung était agréable. Sa voix était encore un peu tremblante ;  le pauvre était encore troublé. C’est la première fois que je le vois comme ça, et même si ça a toujours été électrique entre nous, qu’il m’a dit plusieurs fois des horreurs, en cet instant il continuait à me fendre le cœur. Sans arrière-pensées, je l’écoutais en silence, assis, bien droit, la tête tournée en sa direction, me sentant plus que jamais important pour lui.

Mon visage resta impassible, mais intérieurement j’étais assez choqué des révélations qu’il vient de me faire. Depuis un an, il n’a pas dormi…un an sans sommeil…comment n’ai-je pu pas m’en apercevoir… ? En dehors de la maison, je comprends, mais sous mon propre toit…je l’aurai entendu…doux Jésus, depuis un an il doit accumuler une fatigue chronique qui doit le mettre en rogne en permanence. Mais pourquoi ne me l’as-tu jamais dit, Jin Kyung ? Il n’y a rien de plus décourageant, dépitant, désolant, pour un parent de découvrir un trouble chronique chez son enfant qui partage son toit…on se sent tellement impuissant, c’est terrible comme sensation. Sa relation avec les humains qu’il me décrit ne me surprend guère. Et il me confessa un nouveau trouble, bien plus préoccupant –et terrifiant pour moi- la peur de tuer. Mon esprit resta en suspension à ce moment-là. Peur de tuer…il ne tournait pas rond, c’était visible. Jeune vampire, il est vrai qu’on a peur de ses capacités, de ne pas sentir sa force. Mais avoir peur de tuer est bien plus problématique…parce que notre existence est de tuer…mais je crains qu’il nie sa propre nature. Si Jin Kyung se retient de tuer, ce n’était pas étonnant que ses repas ressemblent…à d’horribles crises de boulimie…ce qu’il me décrit correspond aux symptômes.

Je ne prononçai pas un mot, lui laissant une pause, le temps de rassembler ses esprits. Il n’en avait pas fini. Il avait encore beaucoup de choses lourdes sur le cœur. Je regardai un instant son T-shirt –il le serrait fort, comme s’il se détestait- avant de le regarder à nouveau. « Revivre tout », c’est bien ça ? J’avoue ne pas comprendre tout de suite. Comme monsieur tout le monde, je ne me souviens jamais du dernier repas que j’ai pris, alors j’étais un peu perplexe qu’il « revive tout », tous ses repas je veux dire. Et puis j’ai compris. Un humain qui ingurgite compulsivement de la nourriture, c’est pas beau à voir.  Alors imaginez un vampire…Jin Kyung doit être d’une extrême violence, qui doit choquer quiconque. A la fin de ses confessions, je restai sans voix. Je me l’imaginais, mordre une gorge après l’autre…lacérer les chairs, en laisser sur le carreau, puis en reprendre… en achever à moitié, en reprendre un autre…mes yeux se baladaient sur le lit, visualisant ce qu’il doit après chaque repas. Terrifiant.

Au bout d’une ou deux minutes, je le regardai à nouveau. Il devait attendre que je reprenne la parole. Je me répète, je ressens encore beaucoup de peine pour lui. Ça me peine qu’il vive si mal sa seconde vie. Je ne ressentais que ça pour lui. Je repris la parole dans une inspiration.

- Pourquoi ne m’as-tu pas dit tout ça avant ? Ma voix était étrangement douce, un peu comme un reproche ; il me remue vachement, ce petit. J’aurais été moins dur avec toi…tu dois être tellement fatigué…

Aurais-je été moins sévère ? Rien n’est sûr, mais je l’aurai pris en compte, oui. Je suis journaliste, si vous ne le saviez pas, j’ai écrit tout un tas d’articles en tout genre, alors même si j’ai du mal avec les relations humaines, j’ai pris beaucoup en Humanité –assez pour m’émouvoir de son cas. Croyez-moi, beaucoup de vampires « old school » comme moi lui auraient ri au nez ou rabaissé, même si c’est leur progéniture. Moi je ne peux pas. Je me suis trop épris de la misère. Ca s’entendait dans ma voix ; l’inquiétude transpire de mes propos. Il me fallut encore un instant de silence pour retrouver une tête froide et le conseiller proprement. Bon sang, c’est ça qu’il attendait de moi.

- Jin Kyung. Je posai ma main sur la sienne sur son T-shirt – j’aime pas ça. Je comprends que tu sois choqué par ce que tu peux leur faire, aux humains. Mais notre existence est de réguler leur espèce. Ma voix était peut-être un peu dure, mais il allait devoir se l’ancrer dans la tête. Tuer est notre raison d’être. Elle s’adoucit juste après. Mais ça m’inquiète que tu ne dormes pas et que tu ne manges pas correctement. Nos repas ne ressemblent pas à une boucherie…

Nous allons à l’essentiel. C’était vrai en plus. Mes repas ne ressemblent pas à une boucherie, tout comme ceux de nos congénères –oubliez les marginaux. J’avais l’impression d’aller au centre du problème chez Jin Kyung. Tout se prêtait à la confession –nous nous trouvions comme chez le psychologue- il va me le dire.

- Qu’est-ce qui te dérange dans l’acte de tuer ? fis-je en douceur.

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MessageSujet: Re: Obey me for your sake    Lun 12 Déc - 0:44

Le bras dissimulant la moitié de mon visage, mon autre main agrippée à mon t-shirt, au fond de moi, je craignais de le voir sourire, de l'entendre rire de ma faiblesse, de le voir complètement indifférent, ou bien de l'entendre me répondre de façon sévère et froide comme il savait si bien le faire. Après ma confession, je craignais d'être de nouveau en présence d'un père estimant qu'un vampire un vrai n'était pas aussi faible. En parlant, je n'avais pas su non plus contrôler les souvenirs de ces instants terrifiants qui n'avaient de cesse de hanter mes nuits. Parfois j'avais cette sensation horriblement étrange d'entendre leurs voix... C'était tout simplement impossible de ne pas faire d'insomnies.

Pourquoi ne pas lui avoir dit tout ça avant ?... Je m'en mordais la lèvre. Il me reprochait de ne pas l'avoir prévenu, de ne pas lui avoir parlé ouvertement plus tôt... J'avais l'impression de ne pas entendre le même Kyang que celui de d'habitude. M'étais-je totalement planté sur son compte ? Finalement, on se connaissait si mal... Il secouait mon coeur de fils jamais vraiment accepté, toujours paumé dans sa vie, alors qu'il déclarait qu'il aurait été moins dur. Il me plaignait même... Ma gorge s'en serra un peu.

Comprenant qu'il ne jugera jamais ma faiblesse, comprenant qu'il entendait enfin ce que j'avais toujours souhaité qu'il soit avec moi, j'avais tourné légèrement la tête vers lui, retirant dans un mouvement quelque peu hésitant tout de même ce bras, cette nouvelle barrière de mon visage. J'avais l'air extrêmement affecté, presque larmoyant. Jamais je n'avais montré un tel visage à quelqu'un. Il était le premier.
- ... Tu es tellement... Imperméable.... Comment te parler, toi qui ne me dis jamais vraiment les choses non plus ?... Et j'étais trop paumé... Je détournais finalement la tête, passant ma main sur le visage.

J'allais fixer de nouveau le plafond, quand je sentis sa main sur celle serrant encore mon t-shirt avec force. Un geste affectueux qui atteignit de nouveau mon coeur devenant davantage moins indifférent à tout ce qu'il faisait dans le même registre. Sa voix prononçant mon prénom m'avait saisie, laissant filer un léger frisson. La suite cependant me fit mal. Mal parce qu'elle était là la clé du problème. Tuer est devenu ma nature même. Il disait que mon cas l'inquiétait. Que leur repas n'était pas des boucheries. Les miens pouvaient l'être certes, mais parce que trop souvent dû à une faim devenue bien trop forte pour être contrôlable. Mais par sa faute, je devais devenir un tueur...

Ma main serra davantage mon haut. Mes doigts étaient prêts à le déchirer, comme s'il était devenu insupportable et étouffant. Je ne voulais pas tuer... je ne veux pas les tuer... . Revêtant une nouvelle coquille je me mis sur le côté, dos à lui, mes muscles se crispant l'un après l'autre.
Ce qui me dérangeait ? Tout.
- ... Ils deviennent si vite froids... Ils finissent souvent, allongé devant moi, sans vie, à me regarder de leurs yeux vides, encore humides... La sensation de leur voler la vie... je déteste ça... Même quand ils me supplient, je me crie de m'arrêter, mais il est toujours trop tard... Je me recroquevillait un peu plus.
- ... J'étais comme eux... Fragile et éphémère... J'étais comme eux, et je ne peux pas.... Je ne veux pas leur faire ça... Pas à eux... Et je ne veux pas être un monstre...

Je me détestais vraiment à être ainsi. Et je le détestais de me dire que par lui, j'étais devenu quelqu'un né pour tuer... Cela me dégoûtait... Je me redressais et face à lui, je lui attrapait le haut, le front contre son épaule.
- Dis moi... Dis moi juste... Juste qu'il est possible de se nourrir sans les laisser là, morts et sans vie... Ni même à moitié mort... Hein ? Mens moi, s'il le faut, Kyang...
J'avais l'air d'un désespéré. D'un gars qui est prêt à croire en n'importe quoi si cela peut lui permettre simplement d'être apaisé, et de se sentir mieux.


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MessageSujet: Re: Obey me for your sake    Lun 12 Déc - 2:04

Je ne voulais pas me l’admettre, mais ce sentiment de culpabilité m’envahissait. Le savoir mal depuis tout ce temps, éveillé tous les jours, mort de faim, et que ce ne serait pas prêt de s’arrêter me rendait malade…bon sang, cette psychose va durer des mois, des années. Négligence…ce mot qui fait peur, mais il revenait, lancinant, dans mon esprit, et le voir si mal sur mon lit n’arrangeait rien. C’est dur de vous l’expliquer. On peut refaire le monde avec « si », mais c’est mon honneur de parent qui a été directement atteint. Et sa réponse me désarçonna… « imperméable ». Il a dit ça. Je sais pertinemment comment je suis, mais ça me blessa quand même. Je ne dis rien, blessé dans mon for intérieur. Il précisa que c’était aussi  un peu de la sienne, mais j’avais des doutes…vous auriez des doutes aussi si vous le verriez se mortifier sur place.

C’est là que je touchai sa main. Je n’aime pas quand on se fait du mal –c’était clairement un geste autodestructeur- encore moins avec lui. Jin Kyung, tu te fais trop de mal comme ça. Je voulais retirer sa main de là, mais il me devança en bougeant. Je savais que ça ne lui plairait bien que je lui rappelle la nature de notre race, mais ce n’était que la stricte vérité…pourquoi le nier ? Tu n’es plus humain. Accepte-toi.

Et là…je n’ai pas de mots pour ce qui s’est passé ensuite…comment en est-on arrivés là ? Oui, j’ai ma part de responsabilité. Dans son développement de vampire. Dans son développement de psychisme vampirique. Je m’attendais tellement pas à une telle réponse…seigneur, c’était terrible de le voir comme ça, se recroqueviller sur lui-même, dans cette position fœtale en recherchant désespérément de la protection, du courage, de la confiance en soi…il vous ferait pleurer, vraiment. Et ses mots terribles qu’il me confia…seigneur, j’aurais aimé être humain à ce moment-là –juste ce moment-là- pour pleurer avec tout le naturel de Jin Kyung. La faute à des années de solitude.

C’était terrible de le regarder. Pour sûr, mon visage n’était pas resté de marbre. Je ne prononçai pas un mot. En toute honnêtement, je ne savais pas quoi lui dire ; j’étais juste choqué, et triste. C’est très rare que je me trouve dans cette situation. J’ai toujours un mot à dire pour n’importe qui en temps normal ; quand vous n’avez rien d’intéressant à dire, le silence était appréciable. Mes yeux se promenaient sur les draps ; j’étais en train de me dire que j’étais peut-être allé trop loin avec Jin Kyung. D’ordinaire, ça ne me dérangeait pas de rendre fou mes cibles par les mots ; mais c’était Jin Kyung. Rien ne me blessait plus que lui faire du mal. Je ne voulais pas le mettre dans tous ses états, vraiment…ça ne me plaisait pas de le rendre si vulnérable…ce gamin était plus complexe que je me l’étais imaginé. Et je réalisai douloureusement que je l’avais brisé ce soir où j’avais jeté mon dévolu sur lui…ce petit môme était en fait trop gentil pour être un vampire…

Il me fit sursauter. Je le regardai à nouveau, surpris. Diable, qu’est-ce qui lui prend ?! Il était dos à moi il y a un instant, et le voilà d’un coup accroché à moi sans crier garde –vitesse vampirique, impossible à l’œil humain ou si vous êtes un peu rêveur.  Ce qu’il me demande…ça se passera de commentaire. C’en est trop. Ça va trop loin. Il vrillait. Quelle injure à mon éthique de journaliste. Je le pris des deux mains par les épaules pour le repousser vigoureusement –un peu fort peut-être- et lui faire face. Ce n’était pas contre lui, mais je n’aime pas les contacts physiques, et je déteste quand c’est à mon insu.

- Ça suffit. On a assez parlé pour ce soir. Je fis une petite pause, le temps qu’il me regarde dans les yeux. Je suis désolé d’être si brusque, ne m’en veux pas. Plus calmement. Tu m’en as assez dit. Tu es exténué, il faut que tu te reposes. Maintenant.

Ça pouvait ressembler à un ordre, mais j’avais pris soin de le dire avec douceur. J’ai la nette impression qu’il m’écoute vraiment quand je lui parle doucement ; il me l’a prouvé ce soir. Même, je ne voulais pas que ça se finisse sur une note négative…je m’inquiétais vraiment pour lui. A présent si près de son visage comme je l’ai rarement été, je pouvais clairement voir les traces de fatigue ; cerné. Quelle aventure, Jin Kyung… Mes mains quittèrent ses épaules ; ma main droite caressa momentanément son épaule et le début de son avant-droit en guise d’affection. Des petits gestes qui l’apaisent. Qui le feraient m’obéir. Sans quitter son regard, cela sortit tout seul de ma bouche.

- Prends mon lit ce soir.

Je n’avais pensé à rien…juste à son sommeil, à son confort. Certainement la culpabilité. L’imaginer dormir dans la rue entre deux poubelles me mettait mal à l’aise et me faisait me sentir tellement coupable. A présent, je voulais le meilleur pour lui. Pour me racheter. Me racheter pour n’en avoir eu rien à carrer de son sort pendant des mois dans la rue.

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Lee Jin Kyung
MessageSujet: Re: Obey me for your sake    Lun 12 Déc - 2:37

Accroché à lui, j'espérais simplement qu'il me dise ce que je voulais, qu'il m'apaise. Je n'arrivais tellement pas à accepter que j'avais changé. Je n'acceptais tellement pas que je doive céder à ma nouvelle nature et renier l'ancienne. Les gens encore humains... Ils méritaient de vivre eux aussi. Ca me tuait de me dire que je n'aurais jamais le choix. Je m'étais ainsi agrippé de nouveau à lui, et avait par instinct voulu cherché un réconfort, peut être même un abri contre lui. C'était la première fois que je lui parlais franchement des choses. J'avais bien saisi que parmi tout ce que je racontais, il y en avait certaines qui le troublaient plus que d'autres, qui l'affectaient plus ou moins, le rendait triste, ou bien ne lui plaisait guère. Mais c'était le lot de tout un chacun entendant quelqu'un dire honnêtement ses pensées et ses ressentis.

J'ai des tords, je ne les nie absolument pas. Je n'ai pas été des plus tendre avec lui, et des plus sympathiques ; j'ai paniqué le premier jour, je l'ai détesté tout de suite et lui avais rejeté tout mon malheur sur le dos. Dès le début je n'avais pas contribué à ce que l'un et l'autre on s'ouvre et parle ainsi. Mais je ne pouvais pas ne pas lui dire comment je percevais sa manière de se comporter en ma présence. Imperméable avait été le seul terme peu fort pour dire qu'il était bien plus fermé que moi, bien plus froid que moi, et que finalement, il en saura plus sur moi que je n'en saurais sur lui.

Cependant, je ne pouvais décemment pas garder tout ceci pour moi plus longtemps ou je finirai par me perdre sur un chemin d'où je ne pourrais jamais en revenir. Si j'avais décidé de ne rien lui dire encore une fois, je pense sincèrement qu'il n'aurait plus du tout été capable de me sauver avant que la milice ne me tombe dessus. Et je savais de quoi était capable la milice en fin de compte. Je me doutais très bien que les miliciens ne sont pas comme Kyang. Il était temps donc d'admettre que j'avais la chance de l'avoir près de moi. D'autant que le voir avoir des gestes plus attentionné et le voir se faire un peu plus doux dans ses mots et sa façon de me parler, le voir aussi faire preuve d'autant d'empathie me touchait vraiment.

J'étais donc agrippé à lui mais il m'avait saisi rapidement par les épaules et m'avait écarté de sa personne. Ce geste soudain me surpris tellement que je le regardais effectivement dans les yeux. Je ne saisissais décidément rien dans son regard. Je ne comprenais pas pourquoi tant de distance d'un coup.... Je contenais tant bien que mal les légers tremblements de mes mains qui en fin de compte ne voulaient qu'être accrochées à lui. Je me pinçais la lèvre, serrant mes mains l'une dans l'autre, les doigts entre croisés pour limiter les tremblements. Il mettait fin à la discussion.

J'étais fatigué ? Peut être... Je n'en sais rien. Quelque part, quelque soit le lit, je savais que même si je me couchais, j'allais garder les yeux grands ouverts, et revoir certains de leurs visages défiler devant mes yeux, comme s'ils étaient projetés sur le plafond. J'avais du mal après à tenir son regard. Je regardais ailleurs quand il commença à se lever disant qu'il me laissait son lit. Dans un geste de nouveau rapide et instinctif, j'avais attrapé son poignet.
- ... Reste avec moi.... Cela sert à rien de changer de lit ou de pièce si c'est pour y être seul de toute façon. Je serrais un peu plus sur son poignet. C'était un caprice. Mais quelque part je le savais : je pourrais dormir s'il est là. Je relevais mon regard vers lui. ... Dors avec moi.


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MessageSujet: Re: Obey me for your sake    Lun 12 Déc - 3:22

Jin Kyung dormira ici, et tout rentrera dans l’ordre –je voulais m’en convaincre.  Plus jamais je ne le laisserai partir de la maison, c’est fini. Je me le promettais. Cela allait au-delà de mon devoir de milicien. Je tiens beaucoup à ce petit môme –je l’avais réalisé ce soir. Cela peut vous paraître idiot, mais à la base, je ne voulais pas m’attacher à lui. Je voulais qu’on reste distants ; après tout, j’envisageais de le sacrifier un moment ou un autre. A présent, ce genre de pensée était inconcevable. Notre lien de sang avait eu raison de moi. Hors de question de le mettre en danger ; il est un danger pour lui seul. Un long chemin s’annonce avec lui…il va falloir beaucoup de temps avant d’en faire un vrai vampire à part entière. Hors de question de le mêler à mes affaires pendant un long moment. Je ne pouvais pas le laisser vivre sa vie de mort-vivant dans son état mental… Tout d’abord, le sommeil. Oui, il se reposera ce soir, et demain matin. Dans un grand lit bien chaud –mon lit est un deux places. Je m’étais levé, lourd de ses confessions. J’aurai beaucoup à cogiter sur son cas. Il me retardera grandement dans mes recherches, tant pis. J’ai trop d’affection pour lui.

Sa main m’arrêta, me retournant vers lui. Je ne m’attendais à rien de spécial. J’étais debout maintenant, il ne pouvait pas me prendre par surprise. Il voulait que je dorme avec lui. Ah…ça c’est un problème. Le problème, c’est que je ne suis absolument pas fatigué –il était tôt pour un vampire. Je ne lui répondis pas tout de suite, laissant un silence entre nous. J’hésitais. D’une part, mon côté indépendant voulait s’affairer au travail dans le salon et veiller jusqu’au début de l’aube, d’autre part, mon (nouveau) côté papa poule voulait céder au moindre caprice. Dormir avec lui. Ca me trottait. En analysant, c’était un caprice assez raisonnable. Je veux dire, ce n’était pas ne provocation. Et je dois reconnaître qu’il n’avait pas tort : rester seul, que ce soit ici ou ailleurs, n’était pas bon pour lui. Et puis, c’était demandé si timidement…le genre de mignonnerie qui me fait fondre, comme mon ex-femme.

- D’accord, Jin Kyung. Lui dis-je d’une tendresse inhabituelle –la mignonnerie je vous dis- en prenant sa main qui tenait mon poignet, lui caressant le bras pour le faire lâcher en douceur.

C’est fou comment les rapports entre humain changent d’un siècle à un autre. Je m’en aperçois avec Jin Kyung. C’est vrai que je dois lui être glacial quand je vois qu’il a besoin de beaucoup de contacts physiques. Les humains ont besoin de se toucher pour se sentir bien entre eux. C’est très déstabilisant. Mais pour Jin Kyung, je peux faire un effort ; je sais qu’il n’y a rien d’ambigu entre nous. Libéré, je fis le tour du lit pour trouver ma place ;  dos à lui, j’entrepris de me déshabillai. Je garderai mon sous-vêtement, et ma chemise complètement détachée. Point trop de familiarité, même si c’est la nouvelle mode des humains de ce siècle. Je me mis donc au lit –malgré que je n’ai pas sommeil- et m’assis, les draps sur mes jambes, le regardant s’allonger, comme si ce simple moment pouvait être compromis. Je psychote. Je ne pus m’empêcher de m’inquiéter : « Tu es bien dedans ? Tu te sens bien ? C’est assez confortable ? »…je suis ridicule. Quel contraste entre mon visage et le ton de mes pensées. Je m’allongeai, c’était mieux –tourné vers lui. Je sens que je vais passer une nuit très longue à le regarder dormir…mais je dois avouer que j'étais assez content que ça se passe comme ça. Qu'il dorme avec moi, et tout. Ce soulagement qu'il était bien, et qu'il était rentré à la maison.

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MessageSujet: Re: Obey me for your sake    Lun 12 Déc - 4:35

Un caprice enfantin. Voilà ce que c'était. Un caprice que n'importe quel enfant effrayé par les cauchemars aurait pu faire. Le noir, les monstres... Ce n'était rien de tout ça pour moi. Mais quelque part, parce que le lien imperceptible que je partageais avec Kyang, je me disait qu'il était l'unique bouclier contre mes propres démons nocturnes. Je pouvais être là dans son lit, ou seul dans le mien, ou même sur le canapé... Sans lui ça n'aurait aucun sens. J'espérai qu'il accepte. Qu'il ne me repousse pas comme il l'avait fait quelques minutes auparavant. Je ne m'étais pas ouvert à ce point pour aggraver encore plus mon cas. Et je savais qu'il avait compris que je n'avais plus qu'un souhait : m'en sortir et m'apaiser. Calmer la tempête qui était en moi depuis trop longtemps maintenant.

Il m'avait pris la main, dans un geste que je ne lui connaissais pas, plus tendre peut être que les précédents. Le ton de sa voix aussi. Jamais il ne m'avait parlé comme ça. La seule personne à l'avoir fait avant lui c'était ma mère. Un souvenir vague. Lointain. Vaporeux. Mais pourtant bien là et présent. Avait-il seulement conscience de l'effet que ça avait sur moi actuellement ?... Sans doute. Sans doute percevait-il même déjà les pulsations de mon coeur sous l'effet de tels gestes et d'une telle intonation de voix. A me parler ainsi, je n'avais pas la moindre envie qu'il me laisse tout seul, livré à moi-même. Ou pire. Qu'il redevienne une banquise, un mur froid et affreusement frustrant et désagréable, qui me donnait juste envie de frapper dessus pour qu'il se brise. Pour la première fois, j'avais l'impression d'avoir un père. Un vrai.

Je n'avais pas spécialement bougé, mais avait commencé à retirer mes vêtements. Et comme tout gamin ne voulant pas se faire tromper sournoisement par ses parents, je le surveillais du coin de l'oeil alors qu'il se préparait aussi pour se mettre à l'aise sous les draps. Je ne l'avais jamais vu ainsi. Il ne m'avait sans doute aussi jamais vu ainsi, juste en calçon. Je me rendais compte de tout ce que l'on avait manqué. Il avait fallut finalement que de cette soirée pour que l'on se rapproche véritablement. Que dire si on avait su faire cela avant... Les choses auraient-elles été plus différentes ?

Il était assis dans le lit, quand je m'allongeais à côté vers lui, une main sous l'oreiller. Je ne fermais toujours pas les yeux. Comme si j'attendais qu'il se couche, alors que je me contentais de l'observer, tentant de lire dans son regard... Il me demanda si j'étais bien, si c'était confortable. Je le sentais. Il s'inquiétait comme un vrai père. J'en aurais souris je crois. Ca va... c'est tout ce que j'avais pu répondre, pour essayer de le rassurer.

Il s'était allongé en face de moi. Il se tenait si loin, du moins c'était l'impression qu'il me donnait, bien que l'on soit face à face à pouvoir se regarder les yeux dans les yeux. ... Je peux... être dans tes bras ? Je n'avais pas osé le dire à voix haute. J'essayais encore de percer ses secrets rien qu'en tentant de lire ses émotions dans son regard. Mais c'était si opaque... Ou être juste plus près.... A te tenir la main.... Je préférais quand même être contre lui. Je n'arrivais donc toujours pas à trouver le sommeil. Et finalement sans attendre une véritable réponse, j'avais réduit l'écart et m'étais simplement blotti contre lui, le visage calé contre son cou, les yeux fermés.


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MessageSujet: Re: Obey me for your sake    Mer 14 Déc - 1:09

Quelle affaire. Dormir dans le même lit. Le mien qui plus est. J’ai cru que j’allais mourir sur le moment (de quoi… ?). Je l’aime bien, il n’y a pas de souci, sauf qu’à mon époque et dans mon éducation, le lit est un lieu très intime. Celui où on se trouve dévêtu –objet de tentation- celui où se retrouve le couple, où il peut se reproduire…bref, le lit est très connoté. Les amis et les enfants restaient surtout dans la salle de séjour, jamais dans cette pièce si personnelle. Mais apparemment, les parents et les enfants adultes de ce siècle dorment ensemble, c’était une première pour moi. Encore une énième coutume décadente. Les époques changent, et il faut tout le temps s’adapter…comprenez que c’est fatiguant quand on dépasse les cent ans. Mais je ne pouvais le reprocher à Jin Kyung. Il est né dans ce siècle, il ne pouvait rien y faire. Puis vu la soirée qu’on venait de passer, je ne me voyais pas revenir à la sévérité. Il était à présent doux comme un agneau ; vous n’imaginez pas combien ce vampire-là était si différent de celui que j’ai côtoyé depuis plusieurs mois.

A présent dans le lit –tous les deux, hommes adultes- je m’étais couché sur le côté, une main sur les côtes, en face de lui –parce qu’on dort, à deux. Bon, point positif : le lit est bien assez grand –pour nous deux, qui dormons dans le même pieu. Deuxième point positif : Jin Kyung le trouvait confortable. Il avait souri, il me semble. Très bien, c’était déjà ça. Je ne sais pas ce qui me gênait le plus : que mon petit vampire soit un homme, qu’il soit bien plus jeune que moi, que l’on se soit jetés pendant plusieurs mois avant de finir là, que quelqu’un partage mon intimité, qu’il soit la deuxième personne au monde à partager mon lit, qu’il soit mon fils, que mon très jeune fils qui m’a détesté partage mon intimité en plus de mon ex-femme oh seigneur. Quelle affaire, je vous jure.
Bien que je sois en face de lui, je regardais vers son épaule, essayant de distraire mes pensées pour oublier que je dors avec lui. Je repensais calmement à tout ce qui venait de se passer. Tous ces petits moments que je n’ai pas relevés mais qui en disaient long sur lui, sur la manière dont il me perçoit. Sa détresse dans la rue, quand il s’était accroché à moi ; son cœur qui battait de nouveau sous l’émotion au moindre de mes touchers –frisson ; son regard larmoyant, une perle d’innocence…qui ne comprend pas ma froideur ; « Comment te parler, toi qui ne me dis jamais vraiment les choses non plus ? ». Ses paroles me touchèrent droit au cœur, encore une fois. Cela m’atteindrait pas autant si ce garçon, si innocent et si timide, n’était pas le mien…penser que mon enfant n’a pas pu me parler comme il l’aurait voulu  depuis tout ce temps me rendait triste.

L’entendre à nouveau dans mon for intérieur me surprit. Je le regardai à nouveau. Pardon… ? Il veut être…il rajoute quelque chose…non, en fait ça revient à la même chose. Tout mon corps et tout mon visage restèrent figés dans la glace sous la confusion : qu’est-ce qu’il veut vraiment, c’est un câlin ?? C’est dans mon jargon de vieux ça aussi, tu sais. Un câlin…au fond de moi, j’ai cru mourir une seconde fois. C’est fou ça, je suis le seul à trouver que nous sommes déjà si près ?! Oh non, il bouge, j’ai mis trop de temps à réfléchir…regardez, j’avais raison, il ne lui a pas fallu beaucoup pour se rapprocher…oh seigneur, la position qu’on est en train de prendre…et ces automatismes d’union charnelle, je les hais. Pour vous dresser le portrait, Jin Kyung se trouvait maintenant tout contre moi, le visage dans mon cou, tout détendu, et moi toujours à la même place, un bras qui s’est enroulé autour de sa taille par réflexe, et l’autre qui s’est glissé sous l’oreiller pour une question de confort. Je rêve. Nous nous tenions donc comme ça…tel un vrai couple, quelle horreur…

Mais Jin Kyung se sentait bien, ainsi comment nous dormons. J’imagine que pour lui tout était normal, qu’il n’y avait rien d’ambigu, qu’il devait le faire avec sa mère et son père biologiques, que partager ce moment avec moi devait lui faire un bien fou…ce n’était peut-être pas si bizarre que ça, comme coutume. Je ne sais pas comme je fais pour être aussi calme face à une pratique aussi inhabituelle. Sûrement le fait de voir Jin Kyung si détendu, par imitation collective. Pour me calmer, j’essayais de le voir autrement que comme un jeune homme de mon sang ; je l’imaginais comme un enfant –un vrai- qu’il faut cajoler pour qu’il s’endorme…mon bras, qui le câline, a remonté plus haut, en caressant son dos. Très mauvaise idée. Ça m’a rappelé à quel point il était peu vêtu. Ça m’a juste renvoyé une image de pédophile à vomir. Ne songez même pas au caractère incestuel, pitié…

Donc, nous sommes tous les deux allongés dans mon lit, en plein câlin. Je ne vais jamais réussir à dormir…je ne bougeais pas, je respectais son besoin de calme pour s’endormir, mais mon esprit était en ébullition. Ça me travaillait. Jin Kyung était calme lui aussi, mais si près de moi, je devais sûrement lui communiquer mon anxiété, l’empêchant probablement de fermer l’œil. Je suis désolé… Ma main se remit à lui caresser le dos, furtivement, lentement, par ennui –je n’étais pas fatigué, et ce n’était pas prêt de s’arrêter. Sans trop mesurer ce que je faisais, je me mis à lui parler, de ce que j’avais sur le cœur, par chuchotement –un volume normal pour deux vampires blottis, mais plus bas pour lui à cause de sa position faciale.

- Je suis désolé si jusqu’à maintenant, je t’ai paru distant…froid... « imperméable ». Le mot qui blesse.Je ne pensais pas que ça te troublerait autant…nous sommes de la même race. Généralement, on perd ces traits humains avec le temps… Il faut aussi que tu gardes à l’esprit que j’ai presque trois siècles. Les mœurs ont beaucoup évolués…tes parents ne se comportaient pas comme les miens…il fallait donner une image forte aux enfants…on ne se prenait pas dans les bras comme ça, par exemple. J’étais stupéfait de mon propre calme. Tranquillement, de manière détendue, je me confiais à lui, à la mesure de mes caresses. J’essayerai de moins l’être…ça ne va pas être facile, tu sais, j’ai longtemps été seul…

Oh, je ne voulais pas qu’il me plaigne. Juste qu’il se montre plus compréhensif, et qu’il apprenne à passer outre. Que ce n’est pas parce que je ne montre pas mes sentiments que je n’en ai pas à son égard. C’est juste que je ne sais plus les montrer…ça faisait mal à l’admettre, mais c’était le cas, j’en avais trop conscience. Je fis une pause, s’il avait besoin de commenter. Mes derniers mots me rendirent triste à nouveau. Oui, la solitude a été mon quotidien, et bêtement ça m’affectait. On ne s’habitue pas à ce genre de choses. Mais rapidement, je réalisai qu’il était juste là, près de moi. Instinctivement, mon bras le serra contre moi.

- Je suis heureux que tu sois là…enfin rentré à la maison…

Ouah, ma voix était assez chaude, douce de bonheur. J’ai même esquissé un semblant de sourire. C’est bien la première fois que je souris de bonheur depuis que je suis vampire…mais vraiment. Vraiment, le simple fait que Jin Kyung me remplissait d’un doux sentiment de joie, d’un soulagement épanoui…et je me laissais aller. Un peu.

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MessageSujet: Re: Obey me for your sake    Mer 14 Déc - 2:05

Me trompais-je ? Il m'avait semblé lire dans le regard de Kyang une forme de malaise. Comme si le simple fait que je me rapproche de lui le surprenait ou rompait ses habitudes... Il m'était impossible malheureusement de deviner à quoi il pensait. Je ne pensais à rien d'autre qu'à vouloir avoir droit à la protection de ses bras et de sa présence. J'étais persuadé que je pouvais trouver le sommeil de cette façon. Que je n'aurais pas droit à mes cauchemars ainsi. Mais était-ce moi ou l'atmosphère se faisait étrange ? Il y avait quelque chose qui m'empêchait de dormir. Comme une anxiété émanant de Kyang. J'avais certes fermé les yeux, mais je ne dormais pas. Impossible. Il y avait là de la gêne. Et autre chose. Venant de moi cette fois. Je me demandais si je n'avais pas tenté le diable à fourrer mon nez contre son cou. C'était perturbant... Trop perturbant finalement... Mais le bras de Kyang vint me tenir dans cette position aussi je me retrouvais coincé. Je n'osais plus faire un seul mouvement. J'avais juste un peu bougé la tête pour ne plus avoir l'odorat envahit par l'odeur de mon paternel.

J'eus un frisson incontrôlé, sous la surprise de sentir sa main caresser mon dos. Kyang se mettait si soudainement à avoir des gestes tendres qu'il me troublait deux fois trop. Mon bras droit entre nous, comme une barrière empêchant le contact de nos corps, le gauche sous ma tête, ma main posée sur les draps se mit à serrer les draps. C'est à ce moment précis qu'il se mit à parler. Je l'écoutais alors avec attention, cherchant plus à oublier sa main sur mon dos finalement. Mais je l'écoutais vraiment, touché encore une fois par son nouvel effort vis à vis de moi. Il s'ouvrait à son tour, s'excusant d'être si froid, s'en justifiant en évoquant sa vie, les coutumes actuelles auxquelles il devait s'adapter, les différences d'éducation... Il se tut juste après, et je profitais de ce silence pour lui répondre, voulant vraiment faire abstraction de ses caresses.
- ... Même race... Je lâchais un soupir. J'en avais marre de cette notion. Kyang. Tout ne s'explique pas et tout ne se résume pas par... La race comme tu dis. Je connais des humains aussi froid que toi... Cela dit, ne t'en veux pas trop d'être ainsi. Enfin de compte, je ne suis pas mieux. C'est une question de caractère, pas de race. J'étais pas plus ouvert avec mon père. Du moins surtout après mes 10 ans. Et je sais ce que c'est d'être seul. J'avais beau avoir un père, ou être amoureux, j'ai surtout été seul. Surtout à la fin. Enfin. Le jour où j'aurais pu mourir. Et je sais que ça sera pas facile... Ca n'en a pas l'air, mais même pour moi c'est pas si simple.

Seul. C'est vrai, je l'avais été. Même mon ex m'avait lâché préférant cette meuf.... Je me senti d'un coup nostalgique, et triste en y repensant. Kyang... il avait empêché ma mort. Une mort qui ne m'avait jamais effrayé et que je pensait pouvoir être salvatrice, afin de quitter un monde qui n'avait clairement pas besoin de moi, et auquel je ne manquais pas. C'est là que Kyang me pris plus franchement contre lui, nos corps serrés l'un contre l'autre, à me dire qu'il était heureux que je sois là. Il me laissa sans voix. Pris par la surprise. Je ne savais plus trop si je devais lui en vouloir... Si je devais encore le rejeter, tout lui reprocher... Mes bras se retrouvèrent de part et d'autre de son corps, hésitant encore à lui rendre son étreinte.

Moi qui avait souhaité mourir et disparaître parce que je n'avais plus rien à perdre, et parce que je ne me sentais à ma place nulle part. Moi qui avait fugué parce qu'au final mon père se moquait bien de mon sort et parce que l'être que j'avais le plus aimé au monde m'avait lâchement brisé, moi qui avait fini seul... Kyang m'avait tiré de là. Je réalisais. J'en prenais conscience là. Ma vue se brouilla. Mon front se retrouva contre son épaule et mes bras avaient fini par le serrer presque aussi fort que lui.
- ...  Je ne suis peut être pas aussi parfait et idéal que tu l'aurais voulu, mais ne sois pas trop dur.... S'il te plaît... Et surtout... M'abandonne pas...   Je le serrais un peu plus, ne contrôlant plus rien, comme si me rendre compte que tout comme je remplissais enfin un vide dans sa vie, il m'avait permis d'avoir enfin un allié et un quelqu'un d'important dans ma vie. Il m'offrait aussi une famille. Il me tirait d'une solitude douloureuse. Désolé... Je le dis en retard mais.... Merci.


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Obey me for your sake
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